GRECE 2010

La lutte est globale... Solidarité a-nationale !

GRECE 2010

Messagepar NOSOTROS » Mercredi 05 Mai 2010 9:53

Pour mémoire :

sujet sur Grèce 2008 et 2009 : viewtopic.php?f=13&t=4460


=======================

Infos reçues de gréce, pas le temps de traduire pour le moment

http://www.youtube.com/watch?v=Ml_ESyJEZkg


On 00:18 the clashes' voices from inside the studio, where the "Live News" take place, reach the screen and the continuation of the "normal program" on the government's TV-station has to be stopped. Unemployed Teachers enter the building and take what they must be given without payment

22:30 gr. time

40-60 unemployed teachers have broke inside the government TV-station asking to have an open discussion with the education minister. The live-news were stopped. Riot-cops inside and around the building. Several teachers are heavily beaten up by the pigs.



About 500 teachers and solidairs have gathered at the square of Agia Paraskevi district and they march towards above mentioned TV-station. Passengers and car drivers who face the demonstration rise up their fists in the air! One teacher who is in the TV-station appeared on TV for short time. But not live, he was recorded inside the studio after asking to discuss On Air with the Education's Minister Mrs Diamantopoulou. The teachers were allowed to speak only for one minute with blood on their heads because of the Cop Forces' violence. After a call by the teachers from inside the TV-station that they need help because they get beaten up by riot cops, about 1000 people were gathering for a demonstration in solidarity with them in front of the government's TV-station channel, named ERT.



After several terrorizing and body harm actions against citizens by the Special "Pig" Forces (MAT/CRS), the teacher get allowed to speak only for 1 minute about the austerity economical effects that are forced by the IMF and EU. The teachers' position (translation from the video above on which is shown the brutality of "Western Democracy's" repression forces):



“We are members of the Teachers' with Limited Working Rights Coordination and the Pan-Hellenic Union of Unemployed Teachers. We decided to come hear today, in the studios of the government's TV-station, for two reasons: The first one is that for six months now the Mass Media keep silent about the government's economical measures. And the second one is that we want to break, in praxis the monologe of Education's Ministry, the monologe of Mrs. Diamantopoulou who keeps silent about the multi-law agreement that wants to be voted and destroys the public and uncomercial education. We were "welcomed" inside and outside the studio by a team of MAT (Unions of Order Recovery) ready to beat us up. We condemn both the Education Ministry and the NET-channel Authorities for the certain event: You see that there are spots of violence on us.



The government brings the "Stability Program" in reality by packing more than 30 students in each classroom and keeping out of schools some thousands of unemployed educators. The "New School" like the government wants to name it, in reality it is not new at all. It is really old and brings us back in time. It will be against the needs and the rights of the society in Greece. Against the workers, the parents, the students, the teachers. The government calls us to pay for the cost of Education. Calls you the parents, your children who study, us who teach. After the multi-law of Mrs. Diamantopoulou we get dismissed; she fires around 17.000 teachers who are paid by hour or are temporary employed! We thought that we were the minority, but as it seems we become the majority after they brought the IMF to us, which will result in increase of poverty and unemployment of thousands of workers. Everybody on the streets to block the economical measures, kick out IMF and all those who brought it here. Tomorow we demonstrate to block the economical measures that destroy the Education System. On Wednesday 5th of May everybody is striking, nobody works. We gather infront of the Archeological Museum at 11:00 to block the economical measures.


We step out on the streets, we rise up!”


Views from inside the studio where the teachers ask for open talk with the minister on air and take decisions on collective bases: http://www.alfavita.gr/ank_b/ank3_5_10_1515.ph
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Re: GRECE 2010

Messagepar douddu » Mercredi 05 Mai 2010 13:53

a 14h30 L'AFP anonnçait que trois personnes étaient mortes a Athénes suite a l'inecedie volontaire d'une banque , je mets en ligne l'aticle paru dans
Anarchosyndicalisme ! qui me semble valable pour décrypter les manoeuvres du pouvoir .
http://www.cntaittoulouse.lautre.net/ar ... sommaire_1

AUX PRISES AVEC LA STATEGIE ETATIQUE

Bien que les informations qui nous parviennent sur la situation sociale en Grèce soient de deux sources, l’une médiatique et l’autre militante, elles laissent une même impression : celle de l’impasse dans lequel s’enferre le mouvement révolutionnaire. Au-delà de la Grèce, cette situation interpelle tous ceux qui aspirent à de profonds changements de société dans le monde.

Au cours des événements de Décembre 2008, consécutifs à l’assassinat du jeune Alexandros Grigoroupolos, âgé de 15 ans, par un policier athénien, nous avions assisté dans ce pays à l’explosion d’une colère populaire largement inspirée par toute une mouvance anarchiste. Cette dernière a puisé sa force dans un travail de fond dans les quartiers notamment au travers de l’impulsion de dynamiques collectives et assembléistes et de la création de centres sociaux.

Aujourd’hui, le pouvoir Grec, face à cette situation pour lui périlleuse, a déployé les recettes les plus vulgaires de gestion de la révolte. Tout d’abord, et c’est fondamental pour mener à bien une telle manœuvre, un gouvernement de gauche a succédé à celui de droite. Ce gouvernement de gauche (répétons-le) prend des mesures antisociales absolument drastiques : coupes sombres dans les retraites, les salaires, les aides sociales, augmentation effrénée des prix... S’en suit un fort mécontentement. Entrent alors en jeu les institutions syndicales  : leur rôle là-bas comme ici est de canaliser la contestation des salariés, de la fragmenter, d’appliquer des méthodes et des calendrier "d’action" dont l’objectif inavoué mais bien réel est d’essouffler la contestation des salariés.

Couronnant le tout, les médias diffusent en boucle le spectacle d’affrontements avec la police, pour bien finir de fatiguer tout le monde.

Cette stratégie étatique, qui rappelle celle des années 70 en France ou en Italie - avec les résultats que l’on connaît hélas - enthousiasme nombre de jeunes révoltés, éblouis par une mise en scène destinée justement à les aveugler !

Pourtant nous savons tous - ou nous ne devrions pas oublier - qu’un mouvement révolutionnaire libertaire ne peut exister sans de larges bases sociales. Or, ce que nous voyons en Grèce, c’est que, peu à peu, un abandon de ce travail de fond initial s’opère dans les courants révolutionnaires au profit d’un activisme largement relayé par les médias [1].

Une voie de garage

Pour le pouvoir, il s’agit de pousser ainsi les compagnons Grecs vers une voie de garage ultra-classique : celle de la "violence", pour mieux les réprimer ensuite. Si cette malheureuse évolution se confirme, la réaction ne tardera pas à se produire. Elle balayera d’abord les anarchistes puis, s’il le faut, les syndicalistes voire des politiciens de gauche bien qu’ils aient endossé chacun le rôle convenu que le pouvoir leur aura prêté. Le pouvoir n’a pas de cœur pour ses valets !

L’assassinat du compagnon Lambros Foundas, ce 10 mars 2010 dans la banlieue d’Athènes, par des policiers grecs est une illustration tragique de cette évolution. Si la marginalisation des courants révolutionnaires qui nous inquiète ne s’était pas déjà largement amorcée, nous aurions dû assister en Grèce à quelque chose de beaucoup plus formidable qu’en décembre 2008. Il n’en fût rien. Pire, comme s’il était habituel, normal qu’on assassine nos camarades, il n’y a eu que peu ou pas de réactions dans le monde [2].

Cette désaffection pour les idées d’organisation collective et assembleiste qui est en train de s’amorcer, en Grèce et ailleurs, a donc des conséquences vitales.

Plus que jamais, il s’agit de tirer les conséquences de cette leçon donnée par le pouvoir Grec : dans une période où ses plus hauts responsables économiques ont été convaincus de faux et usage de faux en écritures comptables, dans une période où les sphères dirigeantes sont en train de précipiter des couches entières de la population grecque dans une misère sévère, dans un contexte où des réactions populaires ne chercheraient qu’à s’exprimer d’une manière efficace et donc dans un contexte éminemment dangereux pour lui, le pouvoir Grec a su, pour l’instant, réduire la contestation à une pantomime totalement incapable de le remette en cause. Sa stratégie a beau être totalement éculée, elle marchera tant que les révolutionnaires ne feront pas du travail politique et social de fond leur priorité absolue.



<< 1 2

[1] Voir par exemple le site de l’OCL qui n’échappe pas à la règle. Il est significatif que ce soit au-dessous d’un titre tonitruant "Combat de rue à Athènes" et tout à la fin d’un article tout à l’avenant, digne d’un correspondant de guerre, que les informations les plus constructives, et au demeurant relativement modestes, soient reléguées : Il s’agit, dans le Quartier d’Agia Paraskevi (Athènes) de journées organisées par l’assemblée générale du quartier. 500 personnes de tous âges y sont passées, ce qui est relativement limité dans un pays en ébullition.  On y apprend que, « Au cours de la conversation, des gens du voisinage ont pris la parole et sont entrés pour la première fois en contact avec l’Assemblée du quartier, en disant qu’il est pour eux encourageant de constater l’existence d’une Assemblée populaire qui se situe en opposition aux formes actuelles d’organisation (conseil municipal, autres associations, etc.)  ».

L’article lui-même souligne donc l’intérêt de la population pour les formes autonomes d’organisation... C’est dans ce sens que devrait porter l’essentiel de l’effort révolutionnaire.

[2] Pour ma part, je pense que l’avalanche de critiques qui s’est dernièrement abattue contre toute forme d’organisation a dé-montré ici son caractère franchement nuisible face à la nécessaire solidarité (ainsi, à Toulouse pas moins de trois manifestations de rue ont été organisées immédiatement en réponse aux événements de décembre 2008, mais toujours rien en soutien à ce qui se passe maintenant...).
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Re: GRECE 2010

Messagepar pepper » Mercredi 05 Mai 2010 14:08

salut,
je ne serai pas tous les jours dispo devant le net. Donc je vais aller à l'essentiel tout en restant dans la ligne précédente.
la Grèce est avec l'Islande une sorte de test pour une pratique étatique plus générale en Occident.
C'est pourquoi j'ai fait une analyse succinte à la fin du fil approche globaliste suivi d'une PROPOSITION
d'organiser localement et pour l'instant informellement des comités de salut public locaux qui devront préparer la maîtrise autonome des populations locales à deux évènements majeurs dont la Grèce est ou sera potentiellement l'archétype : la crise politique et le krach financier c'est à dire le chaos économique délibéré justifiant on s'en doute certaines restrictions étatiques aux libertés publiques standard occidentales.

Bref vous flairez le danger ?

merci de consulter ce lien.

Pour les réponses éventuelles, que les modos voient comme ils le sentent.

A bientôt.
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Re: GRECE 2010

Messagepar Lambros » Jeudi 06 Mai 2010 9:59

Sur les “émeutes” en Grèce

Tout le monde le sait (parce que tout le monde a TF1), la Grèce est en ébulition. Il y a pas si longtemps déjà, suite à l'assassinat par un flic d'un jeune anarchiste en pleine ville, Alex, le pays s'était embrasé. Aussi pour les rafles, les expulsions et l'assassinat des sans papiers, par le gouvernement qui laissait l'extrême droite agir. A l'époque déjà, on nous parlait des méchant-e-s anarchistes et/ou autonomes qui foutaient le feu. Rien sur l'assassin d'Alex. Puis les élections sont arrivées… Alors la droite est pas repassé, à la place ce fut la gôche, les socialistes, suite aux évenéments. Parait que la campagne a complétement squizzé la crise capitaliste. Normal. Des anarchistes avaient déployé une immense banderole sur le Parlement… Aujourd'hui, les sosdems grecques sont en place, et rien n'a changé, c'est peut-être même pire. Le pays “est au bord du gouffre” qu'on nous assène, “il faut sauver l'euro”. Non, la Grèce est simplement en proie au capitalisme, qui menace toute la planète. Alors les socialistes ont emprunté 80 milliards à l'UE et 30 au FMI (dirigé par… un socialiste). Et la police grècque continue d'assassiner.

Le 1e mai, nouveaux affrontements avec la police et l'Etat. Même les communistes s'y mettent. N'empêche on n'oubliera pas qu'ils ont participé aux élections, conscients de ce que c'est. Et puis hier, nouvelle grève générale, 30 000 personnes dans les rues d'Athènes. La police tire dans le tas. Une banque est incendiée au molotov. Elle crame. 3 personnes meurent dans l'incendie. Alors non, je vais pas dire “bien fait”. Après on remarquera que pour ces gens-là, le fait que la population crève ne devait sûrement pas être important. Alors les responsables de l'incendie doivent payer. Mais avant, pour celles et ceux qui ont la mémoire courte ou regardent TF1, et lisent le Monde ou Libé (ou l'Huma, ou le Figaro c'est tout pareil), rappelons que Lambros Fountas, anarchiste connu des services de police, a été assassiné début mars en pleine ville, fusillé par des flics. Et là rien. Que le gouvernement avait lancé une véritable “chasse à l'anarchiste”, et que 200 personnes d'une même ville, soupçonné-e-s d'êtres anarchistes, ont été arrêté-e-s puis incarcéré-e-s. En une nuit. Y'avait même des prix à la dénonciation. Là rien non plus.

Les terroristes, ce sont les Etats, de droite comme de gauche, ce sont les capitalistes, et leurs petits amis les fascistes. Les Etats craignent la même crise partout. Tant mieux. Que les feux de la révolte se propagent. Sabotons le système, avec rage et joie. Feu au capitalisme. Merci aux compagnons grecques de nous montrer la voie.
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Re: GRECE 2010

Messagepar NOSOTROS » Jeudi 06 Mai 2010 11:54

C'est très juste dans le fond. (sur les socialistes, cf dans le sujet sur les émeutes en grèce 2008-2009 l'article de févier (?) du journal économique qui se félicite du retour de la gauche au pouvoir seuls capables de maitriser les réactions populaires au plan d'austérité).


Mais dans la forme "sabotons avec rage et joie" : je ne pense pas qu'Alex, ses parent set ses amis soient joyeux de sa mort. je ne pense pas plus que les trois personnes mortes dans l'incendie hier, leurs amis et proches soient joyeux ... Tous ces morts, les morts de sacrifiés sur l'autel du capitalisme, cela file la colère certainement pas la joie. Il n'y a rien à célébrer ... La joie, ce sera quand le capitalisme sera détruit.

Cette histoire d'incendie rappelle d'ailleurs furieusement le cas de la SCALA en Espagne en 78, où par un coup monté policier (un incendie dans une boite de nuit allumé en marge d'une manif par des "autonomes", dont il s'est avéré ensuite que c'est en fait un indic qui leur avait filé les cocktails ... trois morts déjà ...) le mouvement social quasi insurrectionnel qui était en train de monter a été stoppé net et la voie a été ouverte à la pacification ...

la crise est trop sérieuse pour se laisser aller à des envolées lyriques sur "la rage et la joie". Ce dont on a besoin c'est plutôt de la détermination et de fermeté à mon avis. (en plus la rage, médicalement parlant, quand les symptômes s'expriment, cela signifie qu'il ne te reste plus que 15 jours à vivre et que l'issue est fatale ... Agir avec rage, c'est donc un signe de désespoir.)
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Re: GRECE 2010

Messagepar Lambros » Jeudi 06 Mai 2010 15:59

Merci, c'est un article écrit vite fait ce matin... Quand je dis "rage et joie", c'est pour plusieurs raisons.

D'abord, c'est la signature des actions partout dans le monde qui ont eu lieu pour les 9 du Tarnac, pour Alex, pour plein d'autres. Ensuite, la rage c'est parce qu'on a toutes et tous la rage contre ce système (un peu la chanson de Kény Arkana). Et la joie, c'est pas de voir des gens qui crèvent au quotidien des suites d'un truc qu'on appelle le capitalisme, c'est plus un feu de joie, qu'il ne faut pas se résigner, au contraire. Après si c'est maladroit...

Je vous copie colle le texte de la FA locale sur les évènements :

"La crise qui touche la Grèce de plein fouet, n'est ni plus ni mois que celle qui va englober toute l'Europe voire le monde et faire s'écrouler le système capitaliste. Elle est la suite logique de la crise de 2008.

A l'époque ont disait le capitalisme malade, aujourd'hui il se meurt. les États s'écrouleront les uns après les autres par la faute des spéculateurs qui continuent à jouer au monopoly pendant que des millions de personnes sont “sans…”. aujourd'hui la Grèce demain le Portugal, L'Espagne bientôt la France, n'en déplaise aux “grands économistes” qui nous font le coup du nuage de Tchernobil (la crise n'atteindra pas la France…) et au gouvernement qui ce voile les yeux, en espèrent que ça passera encore une fois.

j'entends les” médias d'informations” décrier sur toutes les ondes que les coupables du chaos actuel “Ce sont les anarchistes”.

Rien n'est plus faut ! les vrais responsables sont les financier avec leurs magouilles spéculatives et les États qui à force de lois iniques et d'injustices grandissantes, pousse le peuple dans les rue. ventre affamé n'a plus d'oreilles disaient les anciens et ils avaient raison.

Si les militants anarchistes grecs reprennent possession de la rue c'est pour apporté au peuple l'espoir .

L'espoir de pouvoir créer une nouvelle société basée sur l'ordre et la justice .

Un ordre sans pouvoir sans état et un justice égalitaire pour tous sans distinction de couleurs de papiers ou de classes…

Dans l'antiquité la Grèce à fixé le modèle politique : la Démocratie .

Après l'échec de celle-ci ne serait elle pas en train de faire de même aujourd'hui avec l'Anarchie ?

Bonne chance compagnons, nous somme avec vous !

Groupe Abel Paz de la F.A."

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Re: GRECE 2010

Messagepar cln » Jeudi 06 Mai 2010 17:33

L’incendie meurtier d’Athenes :bb temoignage d’un employé de la banque
jeudi 6 mai 2010 (10h15)

Un employé de la Marfin Egnatia Bank fait une déclaration, demandant qu’elle soit rendue publique.

« Je me sens dans une obligation envers mes collègues qui sont décédé si injustement aujourd’hui à parler et à dire quelques vérités objectives. J’envoie ce message à tous les médias. Toute personne qui possède encore une certaine conscience devra le publier. Les autres peuvent continuer à jouer le jeu du gouvernement. »

Dans cette lettre, l’employé déclare que « les pompiers n’ont jamais délivré la licence d’exploitation de l’immeuble », que « le bâtiment en question n’a pas de mécanismes de sécurité incendie » correspondant à sa taille (gicleurs au plafond, issues de secours, tuyaux d’incendie). « Il y a seulement quelques extincteurs portatifs qui, bien entendu, ne peuvent en rien aider à combattre un feu important dans un bâtiment construit avec des normes de sécurité depuis longtemps dépassées. La direction utilise également le coût élevé de ces exercices comme prétexte et n’a même pas pris les mesures les plus élémentaires pour protéger son personnel. »

Il souligne aussi qu’aucun membre du personnel n’a été formé au risque d’incendie, qu’il n’y a jamais eu d’exercice d’évacuation. « Les seules sessions de formation qui ont eu lieu à la Marfin Bank ont été sur des scénarios concernant l’action terroriste et en particulier la planification de l’évacuation des "grosses têtes" de leurs bureaux dans une telle situation. »

Absence de local incendie, matériaux inflammables (papiers, plastiques, fils, mobilier…). « Aucun membre de la sécurité n’avait la moindre connaissance sur les premiers secours à donner ou comment éteindre un feu. »

Par ailleurs, « la direction de la banque a formellement interdit aux salariés de s’absenter aujourd’hui, bien qu’ils l’aient demandé constamment eux-mêmes très tôt ce matin - tandis qu’elle a aussi forcé les salariés à verrouiller les portes et a confirmé à plusieurs reprises par téléphone que l’établissement restait fermé pendant la journée. “Ceux qui partent aujourd’hui, ne viennent pas au travail demain”, a été une menace constante. La direction leur a même fermé leur accès à Internet afin d’empêcher les salariés de communiquer avec le monde extérieur. »

La lettre dit aussi qu’ au cours des derniers jours qui ont précédé la grève générale, la direction n’a cessé de terroriser les employés en utilisant oralement l’“offre” suivante : ou vous venez travailler, ou vous êtes virés.

« Enfin, messieurs, faites votre autocritique et cessez de faire semblant d’être choqués. Vous êtes responsables de ce qui s’est passé aujourd’hui, et dans n’importe quel Etat de droit (comme ceux que vous souhaitez utiliser de temps en temps comme les meilleurs exemples dans vos émissions de télévision) vous auriez déjà été arrêtés pour les actions ci-dessus. Mes collègues ont perdu la vie aujourd’hui par préméditation : la préméditation de la Marfin Bank et de M. Vgenopoulos en personne qui a explicitement déclaré que quiconque ne venait travailler aujourd’hui [le 5 mai, journée de grève générale !], n’avait pas à se déranger le lendemain [où ils seraient renvoyés]. »

Signé : un employé de la Marfin Bank

An employee of Marfin Bank [greek original]

http://www.occupiedlondon.org/blog/2010 ... in-athens/
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Re: GRECE 2010

Messagepar douddu » Jeudi 06 Mai 2010 18:04

il n'en demeure pas moins que le pouvoir a maintenant dans son escarcelle trois corps carbonisés .

Ce qu'il avait essayé d'avoir , déjà, a Strasbourg (lors de l"histoire de l'hotel IBIS pendant le sommet OTAN , revoir le fil a ce sujet , où comment les banksters et leur complices organisent les grillades au son de "vive le feu" ....)
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Re: GRECE 2010

Messagepar NOSOTROS » Vendredi 07 Mai 2010 0:26

D'après les copains grecs il ya eu hier de nombreuses arrestations "préventives' dans le mouvement anar, et des raids contre des lieux militants dans le quartier d'Exarchia.

Ci dessous un communiqué en anglais (désolé pas le temps de traduire pour le moment) :

#282 Protest in front of the parliament
Thursday, May 6, 2010

7,000-8,000 protesters gathered in the parliament square (Syntagma) again tonight, while in the parliament PASOK government’s parliamentary majority together with the extreme right-wing party LAOS were approving their own (and IMF’s) new measures.

Without any obvious reason riot police attacked to the protesters at about 21:30 local time. A lot of protesters were beaten and some people were detained. Some of the protesters are currently gathering in the Polytechnic School building in Patision avenue, while smaller gatherings are reorganised around Syntagma Sq. at the same time police violence in the streets of Athens still carries on with protesters being beaten up.
Filed in news | | Comments (3)
#281 | Names of the dead announced; bank workers strike today in memory; police launch unprecedented attacks in Athens
Thursday, May 6, 2010

The names of the three bank workers who died in the Marfin bank branch that was set alight have been announced. They are Paraskeui Zoulia, 35; Aggeliki Papathanasopoulou, 32 and Epameinondas Tsakalis, 36.

We are all very shocked and saddened by their tragic deaths and it is extremely hard to keep on reporting from here in Athens. However, the events unfolding are so crucial that it is important to do so. In brief:

* First of all, a short disclaimer. No anarchists would ever purposefully endanger other peoples’ lives. Bank branches have been a regular target for protestors in the streets of Athens for years; for this reason, banks are boarded up on demonstration days. To lock up employees in a bank branch lying on the route of the biggest demonstration the country has seen in its post-dictatorial era is murderous negliance.
* In the video below, Mr. Vgenopoulos, the owner of Marfin Bank arrives at the branch only moments after the deaths of his employees have been confirmed. The gathered crowd shouts “murderer” at him repeatedly. Around 43 seconds into the video one of the gathered people shouts: “how many yachts do you own?”, at which point Vgenopoulos signals with his fingers: “three”.

* Today is the day that the austerity measures are to be voted in parliament. Union umbrella GSEE has called for a demonstration today at 6pm; PAME, the union umbrella close to the Communist Party has called for a night-long blocking off the parliament.
* Yesterday in Exarcheia, the riot police launched more unprecedented attacks: the left-wing “Haunt of Migrants” was raided without any provocations; the riot police stormed in, smashing doors, beating people, chanting “Tonight, we’ll fuck you”. Photos from the raid (more here):

* A few moments later, the anarchist squat on Zaimi Street was raided by the police – eye-witnesses report that the police shot bullets and threw hand-grenades inside the building. All the people inside were arrested. In total, 70 people were detained and 25 face charges. A solidarity gathering is underway outside the courthouse in Athens.
* Moments before this raid, the riot police attacked the cafe on the corner of Stournari street and Tsamadou Str, by Exarcheia square. In the video below, they are shown smashing the facade of the cafe even though there are people inside. In the last few seconds of the video, the following dialogue takes place:

[riot police man] Erase it now, right now. Why are you filming? Who gave you permission?
[camera person] Why?
[riot police man] Because I fucking say so.
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Re: GRECE 2010

Messagepar Lambros » Vendredi 07 Mai 2010 8:41

Je le traduirais dès que j'ai le temps... Et rappelez vous les rafles préventives y'a 1 mois et demi, de 200 supposé-e-s anars... Comme l'ont dit les 3 arrêté-e-s de Lutte Révolutionnaire (attention je dis pas que je soutiens les groupes armés :D ): "Gouvernement socialo-fasciste"
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Re: GRECE 2010

Messagepar douddu » Vendredi 07 Mai 2010 10:01

Et la marginalisation accompagne la répression , décryptage :

GRECE - Des centaines de jeunes leur lançaient insultes et projectiles devant le Parlement depuis la fin de la manifestation...

DERNIERE INFO: La police a chargé pour disperser des casseurs. (initiative )

Ils ont chargé. A l'issue d'un long face à face tendu avec des groupes de jeunes qui leur lançaient insultes et projectiles, la police antiémeute grecque a tiré des gaz lacrymogènes, puis chargé pour disperser des centaines de manifestants, devant le parlement à Athènes, à l'issue d'une manifestation.

Le plus gros des contestataires s'est éloigné du parlement en colonne, brandissant des banderoles, tandis qu'en marge, de petits groupes de casseurs renversaient des poubelles ou y mettaient le feu. (!)

Tensions en marge de la manifestation
Cette montée de tension est intervenue à l'issue de deux manifestations qui ont rassemblé dans le calme plus de 10.000 personnes dans le centre d'Athènes. Ils manifestaient contre l'adoption par le parlement du plan d'austérité infligé au pays en contrepartie de son sauvetage financier par l'UE et le FMI.(plan qui a été adopté par la "gauche " )

Ces rassemblements à l'appel des principaux syndicats du pays avaient été maintenus en dépit de la mort mercredi de trois employés d'une banque, asphyxiés dans l'incendie au cocktail molotov de leur agence bancaire. (celle là elle va servir )Cette énième grève générale organisée dans tout le pays avait rassemblé près de 30.000 manifestants dans la capitale grecque, avant de dégénérer en violences.

Les violences condamnées par les syndicats et le Premier ministre

Dans un communiqué, la centrale syndicale du secteur privé (GSEE) a condamné les violences de mercredi, les attribuant à des «incendiaires de la violence aveugle et du vandalisme qui en réalité sapent les luttes des travailleurs». (comprendre les anarchistes ) «Nous nous déclarons déterminés à poursuivre et à étendre notre lutte pour satisfaire nos justes revendications», a-t-elle toutefois ajouté. (.......)

Le Premier ministre Georges Papandréou avait dénoncé mercredi soir un «acte brutal et meurtrier», défendant une fois de plus les «décisions difficiles et responsables» prises «pour sauver le pays».

20minutes.fr


Et voilà le travail . .
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Re: GRECE 2010

Messagepar pepper » Vendredi 07 Mai 2010 13:59

D'accord avec l'état d'esprit de Nosostros :

DETERMINATION
FERMETE

ILS ont écrit un scénario ( ils ont pris l'initiative de l'attaque) et attendent de voir la réponse réelle par rapport aux prévisions.

Mais ILS ne maîtrisent pas le chaos qu'ils déclenchent.

Raison pour laquelle, au delà des médias, ils se RENSEIGNENT sur le terrain. Hier je me suis fais sonder longuement par un individu, dans une laverie, un jour après avoir appelé sur ce forum à des comités de salut public afin de se préparer à la Grèce ( attaque sociale et policière; krach final et crise politique). La discussion a porté sur plein de trucs, notamment la situation argentine : soit très exactement l'archétype de chaos financier (vidange électronique des comptes) et social (violences).

Nous devons nous préparer à un choc ici aussi.

je crois que c'est ça que je vais présenter aux copains pour les remobiliser.

Bon courage
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Re: GRECE 2010

Messagepar douddu » Vendredi 07 Mai 2010 16:42

ILS ont écrit un scénario ( ils ont pris l'initiative de l'attaque) et attendent de voir la réponse réelle par rapport aux prévisions
.

Dans les vidéos du 6 mai on voit bien que les flics se permettent un comportement bien plus agressif que le 5 mai
http://toulouse.indymedia.org/spip.php?article43756
( déploiement de force , parade en motos , vandalisme policier , chasse a l'homme, ...... du côté dela foule c'est l'inverse ....... )
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Re: GRECE 2010

Messagepar AnarSonore » Vendredi 07 Mai 2010 23:44

What do we honestly have to say about Wednesday’s events ?

Qu'est-ce que les événements du mercredi mai 2010 (incendie de la banque Marfin à Athènes et mort de trois personnes) signifie, honnêtement, pour l'anarchiste / anti-autoritaire ?

Où en sommes-nous par rapport à la mort de ces trois personnes, peu importe qui en est la cause ?

Où en sommes-nous en tant qu' êtres humains et en tant que peuple en lutte ?

Nous, qui n'acceptons pas les "incidents isolés" (de police ou de violence de l'État) et qui montrons du doigt, sur une base quotidienne, la violence exercée par l'État et le système capitaliste.

Nous qui avont le courage d'appeler les choses par leur nom; nous qui dénonçons ceux qui torturent les migrants dans les postes de police ou ceux qui jouent autour de nos vies à l'intérieur des bureaux glamour et des studios TV.

Alors, qu'est-ce que nous avons à dire maintenant?

On pourrait se cacher derrière la déclaration publiée par le Syndicat des travailleurs de la Banque (OTOE) ou les accusations portées par des employés de la succursale de la banque, ou nous pourrions nous cacher derrière le fait que le défunt avait été forcé de rester dans un bâtiment sans protection contre l'incendie - et enfermé, même.

On pourrait maintenir le fait que le propriétaire de la banque,Vgenopoulos, est un sac à écume, ou que cet incident tragique sera utilisé pour justifier quelques répression sans précédent. Celui qui a osé passer par Exarcheia mercredi soir en a déjà une idée claire. Mais ce n'est pas le problème.

La question est pour nous de voir quelle part de responsabilités tombe sur nous, sur nous tous. Nous sommes tous responsables. Oui, nous sommes en droit de se battre avec toutes nos forces contre les mesures injustes imposées sur nous; nous sommes en droit de consacrer toutes nos forces et notre créativité à un monde meilleur. Mais en tant qu'être politique, nous sommes également responsables de chacun de nos choix politiques, les moyens que nous nous sommes appropriés et de notre silence à chaque fois que nous n'avons pas admettre nos faiblesses et nos erreurs. Nous, qui ne flattons pas la population afin de gagner des votes, nous qui n'avons aucun intérêt à exploiter le monde, avons la capacité, dans ces circonstances tragiques, d'être honnête avec nous-même et avec ceux qui nous entourent.

Ce que le mouvement anarchiste grec connaît à l'heure actuelle un certain engourdissement total. Parce qu'il y' a beaucoup de pression et les conditions sont difficiles pour une auto-critique quand ça va mal. Au-delà de l'horreur du fait que les gens sont morts et qui étaient de "notre côté", du côté des travailleurs – qui travaillaient dans des conditions extrêmement difficiles et qui auraient très probablement choisi de marcher à nos côtés si les choses étaient différentes dans leur milieu de travail - au-delà de ce fait , ont été également présentés comme confrontés aux manifestants qui mettent la vie des gens en danger. Même si (et cela va sans dire) il n'y avait aucune intention de tuer, c'est une question essentielle qui peut contenir beaucoup de discussions - une discussion sur les objectifs que nous avons fixés et les moyens que nous avons choisi.

L'incident n'a pas eu lieu la nuit, n'est pas une action de sabotage. Il s'est passé pendant la plus grande manifestation dans l'histoire grecque contemporaine. Et c'est là qu'une série de questions douloureuses émergent: dans une démonstration de 150-200 000 personnes sans précédent dans les dernières années, y' a-t-il vraiment un besoin pour certains d'user de la violence? Lorsque vous voyez des milliers criant «brûler, brûler le Parlement» et jurer face à la police, qu'est ce qu'une autre banque qui brûle a vraiment à offrir de plus au mouvement de contestation ?

Quand le mouvement prend de l'ampleur, comme en Décembre 2008 - que peut faire ce type d'action, quand cette action dépasse les limites de ce qu'une société peut prendre (au moins au moment présent), ou si cette action met des vies humaines en danger ?


Quand nous prenons la rue nous sommes un avec les gens autour de nous, nous sommes à côté d'eux, de leur côté, avec eux – c'est pourquoi , à la fin de la journée, nous travaillons comme des ânes à l'écriture de textes et d'affiches - et nos propres clauses sont un seul paramètre dans lesquels beaucoup convergent . Le moment est venu pour nous de parler franchement de la violence et à un examen critique d'une culture de violence qui a été mis au point en Grèce dans les dernières années. Notre mouvement n'a pas été renforcée en raison de la dynamique des moyens qu'elle utilise parfois, mais plutôt en raison de son articulation politique. Décembre 2008 n'est pas seulement un tournant historique parce que des milliers de personnes ont ramassé et jeté des pierres et des molotovs, mais principalement en raison de ses caractéristiques politiques et sociales - et de son riche héritage à ce niveau. Bien sûr, nous répondons à la violence exercée sur nous, et pourtant nous sommes appelés à notre tour de parler de nos choix politiques ainsi que les moyens que nous avons choisis, la reconnaissance de nos et de leurs - limites.

Quand nous parlons de liberté, cela signifie qu'à chaque instant nous doutons de ce que nous avons pris pour acquis hier.

Que l'on ose aller jusqu'au bout et, en évitant certaines formulations et clichés politique, à regarder les choses directement comme elles sont. Il est clair que, puisque nous ne considérons pas la violence comme une fin en soi, nous ne devons pas lui permettre de faire de l'ombre à la dimension politique de nos actions. Nous ne sommes ni assassins, ni saints. Nous faisons partie d'un mouvement social, avec nos faiblesses et nos erreurs.

Aujourd'hui, au lieu de se sentir plus fort après une manifestation d'une telle ampleur est le fait que nous nous sentons engourdis, pour en dire le moins. En soi, cela en dit long. Nous devons faire de cette tragique expérience une introspection et nous inspirer les uns les autres car, à la fin de la journée, nous avons tous agis en fonction de notre conscience.

Et la culture d'une telle prise de conscience collective est en jeu.


traduction : PROBE

texte original sur After the Greek Riot
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Re: GRECE 2010

Messagepar NOSOTROS » Samedi 08 Mai 2010 7:47

Excellent texte !

Particulierement : Notre mouvement n'a pas été renforcée en raison de la dynamique des moyens qu'elle utilise parfois, mais plutôt en raison de son articulation politique.

Oui !
Capitalismo delenda est
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Re: GRECE 2010

Messagepar douddu » Samedi 08 Mai 2010 11:18

en effet ,

sur PROBE également .

"La vertu de la provocation est qu’elle donne la possibilité d’« anticiper », en rendant immédiatement visible ce que seules l’intuition ou la connaissance permettent de pressentir"

a méditer , donc
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Re: GRECE 2010

Messagepar apar » Samedi 08 Mai 2010 11:27

d'aprés http://lelaboratoire.over-blog.com/arti ... 74844.html :

"Concernant la mort des trois personnes, le parti communiste en accuse le gouvernement en disant qu’elle fut le fait d’agent provocateurs fascistes… Ils se basent sur le fait que 50 fascistes ont tenté de pénétrer un cortège du PAME (regroupement communiste), en ont été chassés et se sont réfugiés derrière les lignes de la police."
"tout ce qui provoque la haine contre l'oppression et suscite l'amour entre les hommes, nous approche de notre but" Malatesta.
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Re: GRECE 2010

Messagepar zebulon » Samedi 08 Mai 2010 23:38

Pour alimenter le débat, qui continuera demain à Toulouse ( ou plutôt tout à l'heure) , voici plus bas un autre texte "Il n'y a pas d'issue de secours" que je trouve intéressant, à part la boulette sur la "dictature du prolétariat" dont on ne comprend pas pourquoi cette référence ??

Le texte des copains de Toulouse "AUX PRISES AVEC LA STATEGIE ETATIQUE " met effectivement très bien en lumière les éventuelles manipulations du Pouvoir et pointe aussi à juste titre les dangers d'une lutte qui serait sans issue si elle ne s'exprimait qu'au travers de la violence.
Or ici, avec ces deux textes "What do we honestly have to say about Wednesday’s events ?" et "Il n’y a pas d’issue de secours ", on voit bien de manière évidente, et on ne doit pas s'en étonner, qu'il y a bien une réelle et rapide capacité d'analyse et de remise en question vis à vis des évènements en cours (en tout cas de la part des auteurs de ces textes).
On voit bien aussi qu'il y est tout à fait question d'assumer intégralement la réalité, la complexité et la gravité de ces évènements , et aussi qu'il n'est pas question pour eux de s'enfermer dans cette voie à sens unique de la violence comme seule réponse.
La volonté d'élargir La Lutte à l'ensemble du corps social et notamment à celui des travailleurs y est plus qu'explicite, ainsi que celle de prendre la parole et d'échanger au travers d'assemblées générales :

nous nous soulèverons ensemble : GRÈVE SAUVAGE ET GÉNÉRALE ! Participons aux occupations ! Tenons les rues ! Prenons la parole !


Solidarité avec les insurgés* grecs
* Là-bas on peut parler sans retenue et sans complexe d'insurrection !

source : Act for freedom now!
http://actforfreedomnow.blogspot.com
et http://juralibertaire.over-blog.com/

Samedi 8 mai 2010 6 08 /05 /2010 17:27
Depuis Athènes, de la part de deux (parmi 200'000) provocateurs

Il n’y a pas d’issue de secours




Note au sujet de la manifestation du 5 mai et de la mort des trois employés de la banque Marfin, à l’attention des grévistes qui continuent à foutre la merde.



Il est bien sûr inapproprié de rejeter «l’entière responsabilité» de la faute sur M. Vgenopoulos en ce qui concerne la mort navrante des trois employés dans l’incendie de la banque Marfin. Que celui-ci ait forcé ses employés, sous la menace du licenciement, à rester enfermés dans les bureaux des étages supérieurs d’une banque vide et non protégée, sans aucune installation contre le feu ou issue de secours, à l’épicentre de la plus grande manifestation de grève générale des trente dernières années, n’est pourtant pas un autre sacrifice d’une négligence criminelle sur l’autel du profit [Pour le moment, gardons cela en tête : les bénéfices nets de la banque Marfin ont cru cette année de 36,1%, au moment de la «plus dure des crises» alors que tout travailleur devait se résigner face à son travail, et obéir au nom de la nation.], à laquelle sa classe nous a habitués. Cet usage conscient des travailleurs comme bouclier humain pour les banques et les entreprises [Des incidents similaires à celui de la banque Marfin ont éclaté au 23 rue Stadiou, dans un supermarché Bazaar derrière la place Omonoia, où un employé à l’intérieur a pu éteindre le feu avec un extincteur, et à la librairie Ianos, qui était ouverte (car c’est bien connu, l’industrie culturelle se fout totalement des grèves).] est une des réponses de la classe des patrons aux événements de décembre et à la violence partagée de l’insurrection qui s’étend, sort des lois et détruit la circulation des biens, frappant et incendiant véhicules, boutiques, ses corps de police et plus que tout ses quartiers généraux : les banques.



Pour être clair, il s’agit de répondre en tant que telle à la volonté de Vgenopoulos et de sa classe de sacrifier quelques travailleurs pour stopper le processus insurrectionel à l’œuvre jusqu’à maintenant. Les discussions juridiques ou les sorties gauchistes telles que : l’insurrection coïncide avec la prise du Parlement, et non des banques et des boutiques, n’ayant aucune conscience de ce qui se déroule actuellement, ne font rien moins que refuser de faire face au problème.





Vous voyez, il est fréquent qu’un patron sache mieux que les travailleurs où sont ses interêts et comment s’y consacrer. Et n’importe quel patron sait toujours que «nous sommes en guerre», même si ils ne le crieront jamais haut et fort, tandis que ces personnes naïves croient qu’en guerre, il est bon de frapper, mais qu’il s’agit après de se remettre à la soit-disant neutralité de la justice. En nous plaçant sous la tutelle de l’État, nous plaçons même l’acte le plus extrême sous la seule égide d’un violent réformisme. La seule justice dans la rue, jusqu’à ce qu’ils soient en notre pouvoir, est nôtre. La responsabilité de n’importe quel événement, de la vie et de la mort de tous, est nôtre : cela correspond à la dictature du prolétariat (sic). Si nous manquons d’une confiance essentielle entre nous — autre que celle effective, d’un service d’ordre qui ne laisserait aucun collègue aux mains des patrons, une confiance créée dans et par nos expériences communes au sein des luttes et dans les réunions de rue —, alors la prochaine étape serait de nous appeler nous-mêmes «police» au sein de nos manifestations, d’être en charge et de porter la responsabilité de tout ce qui pourrait advenir. Celui qui exerce la violence, impose la justice. Utiliser la violence, en dépit du droit par rapport auquel elle se définit, vouloir aboutir à un chaos — abstrait —, ne fait la promotion de rien d’autre que des structures hautement organisées et de leur préconçue «justice» armée (les staliniens, la police, la mafia, les groupes para-étatiques). La victoire appartient à ceux qui amènent le chaos sans pour autant le porter à l’intérieur d’eux.



Le fait de fétichiser l’insurrection comme l’acte de destruction représentant une phase antérieure de notre mouvement, qui fut faible et marginale en son temps, après Décembre, et le décapage de cette fétichisation de la violence par la «mise en commun» spontanée qui l’accompagne, doit maintenant être dépassé. Un second Décembre ne serait alors pas une victoire, mais bien une défaite. Toute invocation des événements de l’année dernière ne montre rien d’autre qu’un manque total de plan pour ce qui allait suivre. Notre ennemi a avancé, nous sommes forcés de faire de même si nous ne voulons pas disparaître de la scène de l’Histoire.





Nous ne devons pas rester assis à la maison, soumis à la discipline de leur programme télé comme si nous étions de méchants garnements à qui trop a été donné trop vite. Nous devons nous réemparer du Logos (la parole) et le porter dans la rue. Cracher sur la justice médiatique et bourgeoise qui «justifie» la souffrance des uns en utilisant la douleur les autres, accumulant la misère pour tous et socialisant le cannibalisme qui est le sien. Le moins intelligent de ces vautours, avant d’asséner que la mort des trois employés allait nous paralyser, s’efforçait de nous rendre coupables pour un tas de choses ridicules, telles que la chute prévue du tourisme ou la mauvaise image du pays à l’étranger. De nous faire culpabiliser parce que nous nous battons. De nous diviser entre «travailleurs pacifiques» et «criminels encapuchonnés armés de molotov», maintenant que tout le monde sait (à l’exception bien sûr du parti communiste qui n’y voit que des provocateurs) que le 5 mai, il n’est aucun des travailleurs pacifiques qui ne se soit soulevé — avec ou sans capuche, avec ou sans molotov — face au va-tout de l’État : sa terreur policière.



Cette justice dévore de la chair, la chair de ses opposants, de n’importe qui leur ressemblant, et plus encore des anarchistes, puisqu’ils ont généreusement offert leur drapeau à n’importe quelle violence insurrectionelle, même celle des éléments les plus isolés de notre classe [La nuit du 5 mai, des escadrons armés de Delta, Zeta, police en uniforme et anti-émeute ont pris d’assaut le squat des «anarchistes pour un mouvement polymorphe» dans la rue Zaimi, le centre social «Accueil des migrants» de la rue Tsamadou, et de nombreuses maisons et cafés d’Exarchia, frappant et intimidant les personnes présentes. Au même moment à la télévision, rien de plus ou de moins n’était exigé que les têtes des anarchistes.]. Mais elle veut plus que cela. Il s’agit d’ouvrir un traumatisme encore plus grand dans la mémoire sociale, qui nous couperait de toute familiarité avec notre propre violence, avec la violence de notre lutte, avec ses sujets et les liens qu’ils entretiennent. Notre justice ne s’occupera que d’une seule chose : la réparation. Nous ne savons pas quel genre de personnes étaient ces morts, si leur sens de la dignité aurait ou non fait face à l’ordure fasciste et aux vautours télévisés négociant leur mort, mais nous sommes sûrs qu’en tant que travailleurs, leur interêt aurait été la victoire de notre lutte, avec l’ensemble des travailleurs d’Europe et du monde. Nous ne nous entraînerons pas mutuellement vers le fond, mais nous nous soulèverons ensemble : GRÈVE SAUVAGE ET GÉNÉRALE ! Participons aux occupations ! Tenons les rues ! Prenons la parole !



Traduit de l’anglais (Act for freedom now!) pour le JL, 8 mai 2010
http://actforfreedomnow.blogspot.com.



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Re: GRECE 2010

Messagepar Lambros » Dimanche 09 Mai 2010 12:35

Perso, je trouve bien de crâmer des banques. Les manifestants gueulaient "brûlez le parlement"? Bin oui. En AG à chaque fois les gens disent qu'ils veulent en finir et dès demain avec le capitalisme et une fois l'AG passé plus rien. En manif pareil. Je pense que même si c'était peut-être une erreur stratégique, on va pas commencer à dire que c'est mal qu'une banque est brûlée, non ? Et pourtant je suis pas un autonome.
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Re: GRECE 2010

Messagepar apar » Dimanche 09 Mai 2010 15:44

Lambros a écrit:Perso, je trouve bien de crâmer des banques. [...] on va pas commencer à dire que c'est mal qu'une banque est brûlée, non ?


A posteriori, il n'y a pas qu'une banque qui soit cramé, il y a trois individus asphyxiés ! Cramer une banque ne sert à rien (ça se saurait...), si ce n'est à faire vivre la société du spectacle et les artisans locaux. trouver le bien ou le mal dans un acte de destruction de banque me semble hors sujet. C'est un système qu'il faut abolir. La nature a horreur du vide, et si la nature de la société est capitalistique, une banque cramé ménera à une banque recréé...
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