INITIATIVES LOCALES DE LUTTE

Les luttes en France...

Re: INITIATIVES LOCALES DE LUTTE

Messagepar lucien » Mardi 26 Oct 2010 23:18

En Loire-Atlantique :

http://agip44.wordpress.com/

AG Interprofessionnelle 44
Pourquoi ce site ?

Le gouvernement tente d’imposer une réforme des retraites mettant à mal le système actuel de solidarité. Face à l’absence de négociation et à entêtement du pouvoir, le peuple se mobilise depuis plusieurs semaines.

A l’initiative des travailleurs de la CARSAT (Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail), en grève depuis le 12 octobre, une assemblée générale (AG) interprofessionnelle et intersyndicale (y compris non-syndiqués) se tient chaque jour place Bretagne à Nantes.

L’AG est ouverte à tous les étudiants, lycéens, chômeurs, retraités et salariés en grève. Des travailleurs des entreprises et administrations alentour sont présents : CARSAT, Direction des Impôts, Inspection du Travail et de l’Emploi, DSI Nantes Métropole, CAF, … Un comité de grève a été mis en place, représentant les membres de l’AG. Ce comité de grève tente de diffuser un maximum d’information, de relayer et de proposer des actions. Chaque jour, ses membres sont élus par l’AG.
Le monde ne se compose pas d'anges révolutionnaires, de travailleurs généreux d'une part, de diables réactionnaires et de capitalistes cupides de l'autre.
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Re: INITIATIVES LOCALES DE LUTTE

Messagepar lucien » Mardi 26 Oct 2010 23:22

Tant bien que mal, ça bouge et ça construit aussi sur Brest, avec des initiatives intéressantes.

http://nantes.indymedia.org/article/22056

Un journal de luttes à Brest...

Bonjour,
Vous trouverez en pièce jointe le premier numéro de l'écho des luttes à Brest, qui, comme son nom l'indique, a pour but de diffuser des informations sur les luttes à Brest. Nous sommes partis du principe que, particulièrement dans une période comme celle que nous vivons actuellement, il est nécessaire de se tenir au courant, pour garder le moral, adapter ses stratégies, etc.
N'hésitez pas à faire circuler, et à nous faire des retours, des critiques, à nous envoyer des informations, à l'imprimer pour le diffuser autour de vous !
A bientôt,
Un rédacteur du journal.

PDF Document Le journal en PDF 0,24 Mb


Vers midi, la police débarque au dépôt de
bus. On s'apprête comme prévu a se faire déloger.
Surprise ! Arrivent les gars du service technique
pour nous soutenir. On se dit alors que l'on va
pouvoir rester devant les grilles. Mais 10 minutes
plus tard, les CGTistes s'en vont bougons. Ordre de
leur direction syndicale : l'heure n'est pas au soutien
des actions autonomes et à la confrontation avec les
forces de l'ordre. La solidarité est là mais reste
fragile. Rappelons-le, cela ne fait que deux semaines
que les piquets de grève sont tenus et que les
préjugés s'estompent.


Piquets mobiles, Bloquons la ville
Piquets volants, Bloquons l'argent


http://retrait.canalblog.com/
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Re: INITIATIVES LOCALES DE LUTTE

Messagepar lucien » Mardi 26 Oct 2010 23:45

Les compagnons du Jura libertaire assurent un recensement des actions-initiatives :

http://juralibertaire.over-blog.com/

Image
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Re: INITIATIVES LOCALES DE LUTTE

Messagepar lucien » Jeudi 28 Oct 2010 8:52

Le tract du jour des compagnons de Bordeaux.

LA LUTTE CONTINUE !

Le gouvernement, plus hautain et méprisant que jamais envers "son" peuple, a décidé de faire passer en force et en catastrophe sa réforme des retraites. Les medias complices essaient de nous convaincre que toute lutte est désormais vaine et illégitime.

Mais malgré toutes leurs diversions (où est donc passée la menace terroriste ?), le mouvement de révolte qu'il a déclenché ne s'est pas essoufflé. Au contraire, il s'est amplifié, a révélé un autre état d'esprit, un militantisme différent qui ne se limite plus aujourd'hui à la question des retraites.

Ici et maintenant, nous nous organisons en assemblées générales et agissons directement, sans intermédiaire de toute sorte, au plus près de nos réalités quotidiennes. Riches de nos différences et motivés par de saines ambitions de solidarité et de réussite collective, nous nous réapproprions nos lendemains pour le partage des richesses.

La lutte de classes se fait jour, et spontanément les pratiques de l'anarchosyndicalisme se diffusent. Pas de chefs et pas d'avant-garde du prolétariat qui finiront toujours par vouloir nous dominer, nous trahir. Ni césar, ni tribun sauveur suprême.

Voilà ce qui les effraie : une solidarité de classe qui s'exprime aux niveaux interprofessionnel et international.

Des cheminots et des enseignants vont prêter main forte au blocage des dépôts et raffineries. La Guadeloupe, forte de son expérience de lutte, lance un appel à une grève générale sans attendre de messie ou les élections de 2012. Des salariés belges sont prêts à bloquer toute tentative de la France d'aller s'approvisionner chez eux en carburant et appellent les travailleurs de tous les pays limitrophes à en faire autant. Au Portugal, en Grèce et dans d'autres pays d'Europe, notre mouvement est perçu comme un relais et un appui à leurs propres luttes contre le capitalisme. Idem en Amérique du Sud où l'on dresse des parallèles avec les luttes locales contre le libéralisme. Sans parler des nombreux messages et communiqués de soutien de syndicats, travailleurs et étudiants
parvenant de tous les continents.

Notre lutte est aussi la leur.
Notre lutte est internationale !
Crions que nous ne sommes pas dupes et que ce que nous voulons ne se négocie pas, et la vie nous la gagnerons !
Pour une société sans classe, égalitaire et solidaire !
Pour le communisme libertaire !

CNT-AIT BORDEAUX
8 place Louis BARTHOU
33000 Bordeaux
Tel: 05 56 17 05 87
cntaitbx@gmail.com
http://cntaitgironde.free.fr/
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Re: INITIATIVES LOCALES DE LUTTE

Messagepar lucien » Jeudi 28 Oct 2010 23:24

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Re: INITIATIVES LOCALES DE LUTTE

Messagepar lucien » Jeudi 28 Oct 2010 23:25

http://juralibertaire.over-blog.com/art ... 43477.html

Et un bâtiment occupé, un ! - La Maison de la grève à Rennes - 27 octobre
Mercredi 27 octobre à Rennes au début de l'AG intergréviste, une MAISON DE LA GRÈVE s'est ouverte, pour continuer à s'organiser, se coordoner, et rendre impossible le retour à la normale.

Si cette grève commence à se poser la question de l'argent, de la nourriture, des lieux, comme cela commence à être le cas à Rennes, qui sait jusqu'ou cela pourrait aller ?

Image

Depuis deux semaines, nous sommes en grève, nous partageons les piquets, nous bloquons les points névralgiques de l’économie, nous constituons des caisses de grèves. Depuis deux semaines, nous étendons et généralisons cette lutte. Ce nous, c’est quiconque qui essaie de résister à la logique de la réforme des retraites, c’est tous ceux qui résistent à la rationalité économique qui chaque jour écrase un peu plus.



Ce que nous avons compris au cours de ces moments partagés sur les piquets, c’est que c’est nous qui détenons les moyens matériels et l'intelligence stratégique de bloquer l’économie, la force de tout arrêter.



C’est quand tout s’arrête que tout commence.



Depuis le début de cette grève, l’assemblée générale des grévistes de Rennes nous a permis de nous trouver au delà des identités et des corporatismes. Nous ressentons la nécessité de densifier ces liens, ces rencontres nées au sein de cette grève.



Discutons, écrivons, coordonnons les blocages. Faisons vivre les solidarité naissantes.



Pensons ensemble comment faire la grève.



C’EST POUR HABITER CES POSSIBLES QUE NOUS OCCUPONS LA MAISON DE LA GRÈVE.

Maison de la grève, rue de la Barbotière

Infoline de l'AG interpro (pour rejoindre les actions, glaner des infos…) 07 86 14 88 22



P.-S. : Plus de 2000 euros ont été récoltés pendant la manif pour la caisse de grève (on décide ce qu'on en fait à l'AG intergréviste ce soir à 18h00).



Prochains rendez-vous :



Jeudi 28 octobre

6h : Action de blocage économique. RDV rue de la Barbotière.

10h : Rendez-vous devant le TNB pour préparer et commencer les collectes pour la caisse de grève.

11h : Manifestation au départ de la Gare.

14h : Action de blocage économique. RDV à la fin de la manifestation.

18h : AG inter-grévistes.

21h : Repas et concert.


Vendredi 29 octobre

Action à décider.

18h : AG inter-grévistes.

21h : Projection.
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Re: INITIATIVES LOCALES DE LUTTE

Messagepar SOLIDARITE » Lundi 01 Nov 2010 22:59

Le blog de l'INtersyndicale du bassin minier Lensois :

http://intersyndicalebassinminier.wordpress.com/

Et tract à l'issue d'une perturbation de l'émission du fou du roi sur Franceinter le 27 octobre dernier :

PERTURBATION SUR FRANCE INTER LE 27/10

Aujourd’hui le mercredi 27/10 à 11h10, sur France Inter, pendant l’émission du "Fou du Roi" : une cinquantaine de personnes ont réquisitionné la parole pour lire un communiqué. Après quelques secondes, les présentateurs, conscients de notre détermination, nous ont cédé un micro. Nous avons pu lire plus de la moitié du texte. France Inter, au bout de 3 minutes, a décidé de couper l’émission. Nous sommes partis en laissant quelques boules puantes et en scandant "grève, blocage, sabotage". L’extrait doit sans doute être disponible sur internet. Nous n’aurons que ce que nous prendrons !

DES PERSONNES AUTO-ORGANISEES EN LUTTE…

Quand un patron demande à ses employés d’accepter les licenciements et une baisse des salaires, « pour sauver l’entreprise », c’est toujours qu’il a déjà décidé de la fermer.

Quand la droite, la gauche et les médias nous expliquent qu’il va falloir travailler plus longtemps « pour sauver notre système de retraites », ils annoncent que sa fin est programmée.

On veut nous contraindre à travailler deux ans de plus. L’exploitation, ça dure toujours trop longtemps. Le temps volé ne revient plus !

Les syndicats tentent de contrôler le mouvement pour rester seuls crédibles face à l’Etat. Ils espèrent sortir de la confrontation avec quelques miettes pour garder la face. Les syndicats négocient la longueur de nos chaînes ; nous voulons les briser !

Les TV, les journaux et les radios reprennent en cœur le même discours et véhiculent les mêmes images. En focalisant sur les raffineries ou les éboueurs de Marseille, les médias choisissent d’enterrer la multitude d’initiatives et de pratiques qui fleurissent depuis début septembre : opérations escargot par les routiers, blocages de supermarchés par leurs employés, grèves reconductibles des enseignants, des cheminots, des ouvriers de PSA, des salariés de Radio France, grèves tournantes, saccages de permanences de l’UMP, du Medef et de mairies. Nous n’attendons rien des médias.

Le pouvoir divise pour mieux régner. Les syndicats, les partis politiques, les patrons nous catégorisent. Ils opposent les usagers aux grévistes, les grévistes aux bloqueurs, les chômeurs aux travailleurs, les casseurs aux manifestants. Ils ont recours à la répression et aux réquisitions pour briser les solidarités. Déjà 2500 arrestations depuis 3 semaines ; jusqu’à 5 mois de prison ferme pour les plus déterminés.

Ce n’est pas à nous de décider à quelle sauce nous serons mangés. Nous voulons choisir nos modes d’action et d’organisation en dehors des pouvoirs en place. Jeudi, c’est une journée de manifestations. Profitons-en pour nous retrouver, nous organiser et dépasser leurs consignes. Piquets volants, blocages, sabotages… A nous de choisir et d’assumer ce qui nous parait le plus juste et le plus efficace contre l’Etat et le Capital.

Entre eux et nous, il n’y a pas de compte à leur rendre ; il n’y a que des comptes à régler.

CONTRE L’EXPLOITATION, BLOQUONS L’ECONOMIE

GREVE, BLOCAGE, SABOTAGE
SOLIDARITE
 
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Re: INITIATIVES LOCALES DE LUTTE

Messagepar Nico37 » Vendredi 05 Nov 2010 8:57

La Maison de la Grève de Rennes (rue de la Barbotière – 07 86 14 88 22 – agi-rennes@riseup.net)
appelle à une coordination des assemblées inter-professionnelles de Bretagne


L'heure de la défaite ne sonnera pas. Les liens, les solidarités et les formes de lutte pratiqués ces deux dernières semaines désencombrent l'horizon. Les limites et hésitations que nous avons rencontrées ne nous amputent pas. Au contraire, elles viennent nourrir nos expériences et une histoire commune. Aujourd'hui, comment continuer la grève ? Quels rythmes adoptons nous pour ne pas s'épuiser en quelques jours ? Comment peuvent faire grève ceux qui n'en n'ont même pas la possibilité ? Quelles cibles envisagées ? Quelle coordination pouvons nous mettre en place ?

Pour toutes ces questions, nous appelons à une coordination régionale inter-professionnelle dimanche 7 novembre, à partir de 10h30. Cette invitation s'adresse à tous ceux – syndiqués ou non syndiqués, salariés, chômeurs, lycéens, etc. - qui veulent penser ensemble comment continuer la grève.


Jusqu'au début du mouvement contre la réforme des retraites, un sentiment général d'impuissance n'a pas cessé d'accompagner les dernières grèves.
Rien d'étonnant quand les dispositifs législatifs (service minimum, préavis de grève obligatoire, etc;) et la frilosité des bureaucraties
syndicales s'accordent pour vider la grève de sa portée conflictuelle, deson caractère d'arrêt de la production, pour n'en retenir qu'une forme
symbolique.
Ces deux dernières semaines, quelque chose a changé. Ce sentiment d'impuissance a désormais cessé. Le mouvement anti-CPE de 2006 avait diffusé le mot d'ordre de « blocage des flux », la grève générale de 2008 en Guadeloupe l'a pratiqué à l'échelle d'une île entière. Et,
aujourd'hui, le blocage se répand comme la forme de lutte minimale rendant à la grève sa puissance et son effectivité : la suspension, l'arrêt de la machine économique.
Au blocage s'ajoutent des pratiques presque oubliées. Alors que le capitalisme nous démunit de toutes solidarités et organisations collectives, nous isole par une gestion de la crise toujours plus draconienne, la grève a été l'occasion de gestes communs. Il s'agit des assemblées inter-professionnelle pour partager – par-delà les corporatismes et identités socio-professionnelles – nos analyses de la situation et coordonner nos actions, des caisses de grèves pour s'entraider financièrement, des cantines de grévistes alimentées par des paysans en lutte, l'occupation de locaux vides pour doter la grève d'une Maison commune et imaginer conséquemment comment faire durer la grève.

Ce mouvement de grève est né de la contestation de la réforme des retraites et annonce une série d'autres (réforme sur la sécurité sociale, sur le chômage, etc.) qui feront de nos vies un plan d'austérité. Dans les manifestations, devant les piquets de grèves, sur les actions de blocage, beaucoup se demandaient si nous laisserons la rationalité économique broyer toujours plus nos conditions d'existence.

Pourtant rien de cela n'a pu empêcher la reprise du travail. D'un côté, les centrales syndicales ont refusé d'assumer le rapport de force en appelant à des journées d'actions nationales très espacées. De l'autre, un sentiment d'épuisement a gagner les grévistes confrontés aux
tentatives médiatiques, politiques et policières de remettre le pays en marche. Logiques tentatives quand ce qui éclate aux yeux de tous c'est
l'évidence que les savoirs et capacités réels d'arrêter l'économie sont aux mains des grévistes.
Les raffineries ont su donner le ton. Désormais, nous savons que le nerf de la guerre se situe à l'endroit des infrastructures logistiques et des flux économiques qui nourrissent le pays. A l'heure où la crise est utilisée pour nous rendre toujours plus productifs, une des forces de
cette grève est d'éprouver collectivement que nos connaissances partagées nous donnent les possibilités de tout arrêter.
Ce que nous créons depuis deux semaines – les liens, les solidarités, les formes de luttes, ne sont pas à laisser à eux-mêmes sous prétexte d'un retour au travail. Puisqu'ils sont la matière de nos victoires à venir.
S'en ressaisir et les faire grandir s'imposent à quiconque croit et veut imaginer d'autres possibilités que cette réalité capitaliste.

A Rennes, c'est dans cette perspective que nous occupons la Maison de la Grève. Ces deux dernières semaines nous ont inscrit dans un processus qui ne cesse pas aux premiers signes d'essoufflement. Si nous étendons et densifions ce qui est né depuis le début de cette grève, nous n'aurons pas à attendre la prochaine réforme pour tout recommencer. Au contraire, nous pouvons être en mesure de décider de nos propre rythmes, de choisir quand et comment continuer l'offensive.

Suite aux différentes assemblées inter-professionnelles de Rennes, trois pistes de réflexions sont proposées pour se donner des perspectives de luttes communes :
1/ Il nous faudrait enquêter pour établir une cartographie des flux, secteurs et entreprises clés de l'économie rennaise. Ces connaissances techniques nous donneraient les moyens de la bloquer effectivement. Cette dynamique pourrait être reprise dans chaque ville et nous permettre de cordonner des actions entre plusieurs villes.
2/ Ne pas arrêter veut dire rendre effectif les pratiques de solidarités directes qui ont commencé à se mettre en place. Pérenniser les caisses de grève, l'approvisionnement pour les cantines de grévistes et réfléchir aux autres structures dont nous aurions besoin pour faire durer la grève.
Ce processus n'est possible que si nous nous attachons à multiplier les complicités entre personnes de divers secteurs et si nous recherchons
ensemble comment peuvent faire grève ceux qui n'en ont pas la possibilité directe (des pistes commencent à fleurirent : techniques de coulage, grèves tournantes au sein d'une même boîte, blocages tournants grâce aux coordinations avec d'autres secteurs, etc. ).
3/ La Maison de la Grève est un outil pour se doter d'un imaginaire commun. Nous entendons pas là des moments de débats, de films, de
séminaires pour échanger sur ce que nous voulons, inventer d'autres horizons et d'autres manières de vivre plus désirable. A la maison de la
Grève et dans d'autres endroits en France des nouvelles pratiques et formes d'organisations sont expérimentées. Leur donner de la consistance et les répandre est une arme indispensable pour une mise en échec pratique et politique du pouvoir.

-L'assemblée inter-professionnelle de Rennes-


Programme

- Samedi 6/10 : 11h00, place de la gare, manifestation suivie d'une action de blocage
19h00, apéritif et repas à la Maison de Grève
- Dimanche 7/10 : à partir de 10h30, coordination.

Si des personnes désiraient se rendre à Rennes dès samedi, il est possible de dormir à la Maison de la grève. Des repas seront prévus, ainsi qu'un espace pour enfants.
Et bien entendu, si des villes d'autres régions souhaitaient participer à la coordination, elles sont les bienvenues.

- Contacts : agi-rennes(at)riseup.net – 07 86 14 88 22
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Re: INITIATIVES LOCALES DE LUTTE

Messagepar Nico37 » Dimanche 07 Nov 2010 13:56

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Re: INITIATIVES LOCALES DE LUTTE

Messagepar SOLIDARITE » Mardi 09 Nov 2010 13:09

Blocage de saint Claude (Jura) - 4 novembre

Il y a eu une action de blocage filtrant jeudi dernier au matin sur Saint-Claude pendant 3 heures entre 6 et 9 heures du mat’.

Nous avons pris possession du rond point de Plan d’Acier à une trentaine de manifestants, allumé un feu de palettes au milieu et décidé d’un blocage filtrant plutôt que total en raison du rapport de force défavorable à une action plus dure (30 c’est peu si la police ou des automobilistes partent en sucette, on avait dit qu’en dessous de 50 on ferait comme ça).

On peut dire que l’action a porté ses fruits : l’accès à la ville était bloqué du pont de Lizon d’un côté et jusqu’à la cité Chabot de l’autre.

2000 tracts rédigés par l’assemblée générale et tirés sous la pression de celle-ci par la Cgt ont été distribués expliquant pourquoi il semble important aux personnes présentes d’aller vers un blocage de l’économie capitaliste et le lien entre production des richesses, finalités de celles-ci et travail, retraites etc… Une grande banderole publicitaire de Casino faisant l’angle du rond point vers MacDonald a été retournée et réutilisée. On y lisait :

Travailler plus pour les actionnaires : non merci !
RÉPARTITION ÉGALITAIRE DES RICHESSES
NON À LA CASSE DES RETRAITES

Le point très positif est la prise en main de ce mouvement par la base, par des personnes non encartées ni dans des partis ni dans des syndicats, en tout cas qui ne viennent qu’en leur nom.

On y trouve aussi des ouvriers qui ne veulent pas en rester là, quitte à le faire sans leurs syndicats.

On constate la présence (nouvelle) des syndicats, bien forcés de raccrocher les wagons d’une initiative qui n’émane pas d’eux… On ne refuse personne quoi qu’il en soit et les syndicalistes qui ne veulent pas obéir aveuglément à leurs centrales sont les bienvenus dans le cadre de l’assemblée générale que l’on essaye de faire vivre.

La manif de samedi a été suivie d’une autre AG et les personnes présentes, comme la dernière fois sont décidées à continuer.

Des actions sont en préparation ; on vous tiendra au courant.

On continue la lutte, nous n’aurons que ce que nous prendrons !

Mardi 9 novembre 2010.

http://juralibertaire.over-blog.com/art ... 98981.html

=============

UNe vidéo sur la manif du 6 à Avignon, à voir (pour comprendre comment nous serons traités par la police si on leur en donne l'ordre ...)

http://juralibertaire.over-blog.com/art ... 02671.html

=============

Un petit air de 1788 à Brioude ...


Manifestants à la mairie de Brioude - 6 novembre

Brioude : Les manifestants investissent la permanence de Jean Proriol



Alors que le gros des troupes battait le pavé au Puy-en-Velay, près de deux cents manifestants défilaient, hier matin, dans les rues de Brioude. Arrivant à son terme, la manifestation a stoppé devant le parvis de l'hôtel de ville brivadois. Une grande partie des manifestants a scandé des slogans à l'intention du député Jean Proriol, qui tenait sa permanence régulière.



En l'espace de quelques secondes, décision était prise d'investir la mairie. S'en est suivi un mouvement de foule entre les manifestants qui poussaient, les gendarmes qui tentaient de les contenir, et les gens dans les lieux au moment de l'intrusion. «La douzaine de gendarmes présents tentaient de les dissuader d'entrer tous à la fois dans la mairie», explique Jean Proriol, joint hier après-midi. En vain. L'étage de la mairie a été envahi et les manifestants se sont pressés à la porte du député avec des revendications à lui exposer.



«J'ai ouvert la porte. Dans la cohue, je suis monté sur une chaise et j'ai commencé à dire quelques mots. Il y a eu de sérieux échanges verbaux sur le sujet des retraites», raconte Jean Proriol. «Ils sont venus exprimer leur colère. Il y a eu des menaces : ils voulaient me garder et laisser seulement partir ma secrétaire. Il y avait aussi deux maires dans mon bureau, bien embêtés. “On va attendre”, a dit l'un d'entre eux. Puis, le mouvement s'est dispersé petit à petit et il ne restait qu'un petit groupe à la fin. L'ambiance s'est détendue et tout s'est bien fini», raconte le député en ajoutant «Ça fait partie de la vie du parlementaire.» De leur côté, les gendarmes de la compagnie de Brioude ont confirmé, qu'après l'intrusion tous étaient repartis «sans avoir occasionné de dégradations et sans qu'on ait eu à recourir à la force».



Leur presse (Le Progrès), 7 novembre 2010.
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Re: INITIATIVES LOCALES DE LUTTE

Messagepar Lambros » Mardi 09 Nov 2010 13:32

Vite fait, à Clermont jeudi dernier, deuxième blocage de l'aéroport d'Aulnat, de 06h30 à 09h00, avec blocage des ronds points... On avait été au premier, pas à celui là, on a pas pu... Il été annoncé, e sont donc les flics qui ont arrêté tout à 9h00...

Une AG pop a vu le jour, 45 contacts, mais ambiance tendue parfois, même si pas de professionnel-le-s du syndicalisme ou des partis.
L'émancipation des chrétien-ne-s sera l'œuvre de Dieu lui même.
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Re: INITIATIVES LOCALES DE LUTTE

Messagepar Nico37 » Samedi 13 Nov 2010 14:37

Entretien avec des occupants de la Maison de la Grève mise en place à Rennes lors du mouvement social de cet automne, « pour faire perdurer l’expérience antagoniste de grève et de blocage économique visant à s’opposer à la réforme du régime des retraites ».

Réalisé dans l’émission l’Egrégore du 8 novembre 2010, sur Radio Primitive (Reims).

http://sonsenluttes.net/IMG/mp3/Entreti ... Rennes.mp3
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Re: INITIATIVES LOCALES DE LUTTE

Messagepar Nico37 » Lundi 06 Déc 2010 21:32

Invitation à la constitution d’un comité de liaison universitaires-précaires en vue de prolonger le mouvement

Malgré l’ampleur de la mobilisation contre l’impopulaire « réforme » des retraites, nous ne sommes pas parvenus à faire plier Sarkozy et sa bande sur ce qui apparait être aux yeux de tous, une injustice de plus…ou de trop.
Ce qui reste aujourd’hui de ce mouvement pour ceux qui ont eu l’occasion de s’en saisir, c’est une tension palpable, un sentiment de frustration, une colère dépassant largement la seule question de devoir travailler deux ans de plus.

L’acquis de ce mouvement, ce que cherchent à faire perdurer notamment l’Assemblée Générale Interprofessionnelle et la Maison de la Grève, ce sont les liaisons entre étudiants, travailleurs et chômeurs, syndiqués ou pas, qui se sont consolidées au cours des journées d’action, des grèves etdes blocages économiques.
Nous sommes nombreux à penser qu’il faut partir de là si nous voulons faire entendre une parole politique qui ne soit pas celle des lieux de
prise de décisions institutionnels.
Nous entendons prolonger cette lutte bien que la force coercitive de ce système capitaliste fasse tout pour dissiper toute potentialité de
résistance en faisant en sorte que chacun reste bien à sa place: retour au travail pour les salariés après de lourdes pertes de salaires, retour en cours pour les étudiants de plus en plus soumis à une évaluation continue, retour à Pôle emploi pour les chômeurs devant être prêts à accepter n’importe quel emploi.

Après la grève générale dans les Antilles (2009), celle en Espagne en septembre dernier, la révolte en Grèce et les mouvements étudiants récurrents en Europe, de nombreuses voix se font entendre affirmant le refus d’un système économique dont la crise structurelle justifie
d’imposer toujours de nouveaux sacrifices à ceux qui subissent le plus durement les conséquences de ce mode de gouvernance.

Nous, quelques étudiants, chômeurs et salariés précaires rennais, pensons qu’il est aujourd’hui nécessaire de construire une position offensive, par delà les résistances légitimes aux attaques gouvernementales. Le gouvernement nous montre bien que la force est à celui qui détient
l’initiative.
Nous pensons qu’une telle disposition prend sens au sein des universités qui ne peuvent pas poursuivre leurs activités comme s’il ne s’était rien passé et pire encore, comme si les facs d’aujourd’hui étaient un espace neutre, un en dehors de l’organisation capitaliste du monde. Ne nous sommes-nous pas par deux fois opposés à la loi dite autonomie des universités (LRU) consacrant la subordination des universités aux
demandes des entreprises, sous l’égide d’un président investit des pleins pouvoirs ?
De plus, étudiants, chômeurs et précaires, nous avons pu constater la porosité de chacune de ces conditions.
En effet, certains sont inscrits à l’université et dans le même temps doivent travailler pour toucher un salaire de misère pour ainsi espérer accéder au nécessaire que nous payons chaque jour un peu plus (tickets de RU, loyer, transports…).
Parfois, certains sont chômeurs au terme de leurs études. Certains aimeraient les reprendre mais perdent alors leur allocation chômage ou
leur RSA.
Beaucoup doivent interrompre leurs études étant contraints de travailler à temps plein et bien qu’ils désirent retourner à la fac, le système ne leur laisse pas d’autres choix que de poursuivre le turbin, dans des jobs qui n’intéressent personne, mal payés, qualifiés d’alimentaires.
Enfin, à travers la formation continue, un nombre croissant de salariés est amené à fréquenter l’espace universitaire.
Ce que nous avons de commun, c’est de refuser la subordination du savoir aux exigences du développement capitaliste, façonnant notre manière d’être et d’apprendre ; de refuser l’idée d’un savoir indifférent aux conflits politiques qui traversent la société. Cette idée, nous voulons l’inscrire au cœur de l’espace universitaire, auprès de tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans son devenir entrepreneurial et n’ont pas l’intention de servir de variables d’ajustement (BIATOSS, enseignants, personnels vacataires et précaires…).

Il s’agit donc tant de fabriquer et de faire circuler des savoirs en lutte, que de construire des luttes où ces savoirs puissent s’inscrire.

Nous appelons pour ce faire à un comité de liaison universitaires-précaires.

Nous invitons le plus grand nombre à participer à une première discussion dans laquelle il sera question de :

- la constitution à l’université d’un espace politique, intersyndical et transcatégoriel ouvert à tous ceux qui ne veulent pas attendre les prochaines grandes échéances pour se mobiliser.
- le développement à Rennes 2, de pratiques d’autodéfense collective afin de défendre nos droits et d’en conquérir de nouveaux dans les espaces de gestion de la précarité (CROUS, CAF, Pôle emploi…).
- la mise en œuvre d’une réflexion critique à l’endroit de l’université, permettant d’envisager notamment l’émergence de cours alternatifs sur la base d’une coopération égalitaire entre enseignants et non enseignants.
- toutes autres propositions visant à entretenir un esprit de résistance sur le campus.

Rendez-vous pour créer notre comité de liaison Mardi 7 décembre à 17h hall B lors d’un goûter suivi d’une discussion
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Re: INITIATIVES LOCALES DE LUTTE

Messagepar alan » Vendredi 10 Déc 2010 19:21

Des travailleurs vous invitent à débattre
de nos conditions de vie, de travail,
du logement, de la santé, de l’éducation

Réunion Publique
Lundi 13 décembre à partir de 18h00
Salle Jean Jaurès, Bourse du travail
3 rue du Château d’eau, Métro République


Ils préparent 2012
Préparons la Grève de masse

Des travailleurs et précaires de l'AG interpro Gare de l'Est et IDF

Depuis le début septembre, nous avons été des millions à manifester et des milliers à entrer grève reconductible dans certains secteurs (raffineries, transports, éducation, lycées, facs...) ou à participer à des blocages.
Nous aurions « gagné la bataille de l’opinion »
Le gouvernement, lui, a gagné la bataille des retraites
Aujourd'hui, ils nous annoncent tous que la lutte est terminée. Nous aurions « gagné la bataille de l’opinion ». Tout serait joué et, résignés, on n'aurait plus qu'à attendre 2012. Comme si, maintenant, la seule issue serait les élections. Il n’est pas question d’attendre 2012, pour « l’alternance ». Aujourd’hui, ce sont les partis de gauches qui mènent les attaques, en Grèce comme en Espagne, contre les travailleurs. Il n’y a rien de bon à attendre des prochaines élections.
La crise du capitalisme est toujours là. Les attaques continuent et se feront plus violentes.
Nous devons nous préparer dès maintenant à faire face aux prochaines attaques et à celles qui se poursuivent comme les milliers de licenciements et les suppressions de postes L’attaque sur les retraites est l’arbre qui cache la forêt. Aussi demander le retrait ne pouvait être que l’exigence minimale. Cela n’aurait pu suffire. Depuis le début de la crise, c’est ce gouvernement au service du patronat qui mène détruit nos conditions de vie et de travail alors qu’il verse des milliards aux banques et au privé.
Pendant que des centaines de milliers de vieux travailleurs survivent avec moins de 700 euros par mois, et des centaines de milliers de jeunes vivotent avec le RSA, quand ils l’ont, faute de travail. Pour des millions d’entre nous, le problème crucial, c’est déjà de pouvoir manger, se loger et se soigner. Avec l’aggravation de la crise, ce qui guette la majorité d’entre nous, c’est la paupérisation.
Parler dans ces conditions de « pérennité des retraites » comme le fait l’intersyndicale alors que le capitalisme en pleine putréfaction remet en cause toutes nos conditions de vie et de travail, c’est nous désarmer face à la bourgeoisie.
La classe capitaliste mène une guerre sociale contre les travailleurs de tous les pays
C’est à l’échelle internationale que les capitalistes mènent les attaques contre les classes ouvrières. C’est donc les trusts financiers et industriels (BNP, AXA, Renault…) qui nous pillent et veulent nous écraser. En Grèce, il n’y a presque plus remboursement des frais médicaux. En Angleterre ce sont plus de 500.000 licenciements de fonctionnaires. En Espagne c’est la casse des contrats de travail.
Comme nous, les travailleurs de Grèce d’Espagne, d’Angleterre, du Portugal sont confrontés aux mêmes attaques et luttent pour se défendre, même si nous n’avons pas toujours pas fait reculer nos gouvernements et patronat respectifs.
Pour autant, nous sommes encore des centaines de milliers à ne pas accepter cette issue et à garder en nous une profonde colère, une révolte intacte. Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Pourquoi notre combativité et notre mobilisation n'ont pas pu faire plier les patrons et leur Etat ?
Pour faire reculer ce gouvernement et les capitalistes, nous devons mener une lutte de classe
Il aurait fallu, dès le départ, s’appuyer sur les secteurs en grève, ne pas limiter le mouvement à la seule revendication sur les retraites alors que les licenciements, les suppressions de postes, la casse des services publics, les bas salaires continuent dans le même temps. C'est cela qui aurait pu permettre d’entrainer d’autres travailleurs dans la lutte et d’étendre le mouvement gréviste et de l’unifier.
Seule une grève de masse qui s’organise à l’échelle locale et se coordonne nationalement, au travers de comités de grève, d’assemblées générales interprofessionnelles, de comités de lutte, pour que nous décidions nous-mêmes des revendications et des moyens d’action tout en contrôlant le mouvement, peut avoir une chance de gagner.
Laisser la direction des luttes à l’intersyndicale….
A aucun moment, l'intersyndicale n’a tenté de mener cette politique. Bien au contraire elle appelé à deux nouvelles journée d’action le 28 octobre et 6 novembre, alors que les secteurs en grève reconductible s’essoufflaient. Limiter le mouvement de grève reconductible à quelques secteurs et aux seules retraites ne pouvait qu’entraver le mouvement gréviste. Voilà pourquoi, nous n’avons pas été en mesure de faire reculer le gouvernement.
Nous ne pouvions rien attendre d’autre de la part d’un Chérèque (CFDT) qui défendait les 42 annuités, ou encore d’un Thibault (CGT) qui n’a jamais revendiqué le retrait de la loi ? Et ce n’est certainement pas le faux radicalisme d’un Mailly (FO), serrant la main d’Aubry en manif, alors que le PS vient de voter les 42 annuités qui ouvre une autre voie. Quant à Solidaires/Sud-Rail, il ne proposait que de suivre la CGT. Aucun d’entre eux ne voulait l’organisation indépendante des travailleurs pour que nous nous défendions et passions à l’offensive.
Aussi se sont-ils mis à la tête des luttes et ont enfourché le cheval de la grève reconductible pour éviter de se faire déborder. Ils ne voulaient pas faire reculer ce gouvernement. Tout au long du mouvement l’intersyndical cherchait seulement à apparaître comme un interlocuteur responsable auprès du gouvernement et du patronat afin de « faire entendre le point de vue des organisations syndicales dans la perspective de définir un ensemble de mesures justes et efficaces pour assurer la pérennité du système de retraites par répartition. » dans le cadre « d’un large débat public et une véritable concertation en amont ».
Mais quel dialogue peut avoir l’intersyndicale avec ce gouvernement qui matraque les infirmiers anesthésistes, les lycéens, déloge les travailleurs des raffineries et expulse les Roms et les travailleurs sans papiers, si ce n’est de négocier des reculs comme en 2003, 2007 et 2009. Cela fait des années qu’ils ont fait le choix de collaborer avec le patronat et leur Etat pour gérer la crise.
… C’est finir à la soupe populaire
Empêcher la misère généralisée dans laquelle les classes dirigeantes veulent nous plonger, dépend de notre capacité à mener une lutte de classe pour nous accaparer les richesses produites et les moyens de production afin de subvenir aux besoins de toute la population au lieux de ceux d’une petite minorité.
Nous ne devrons pas hésiter à remettre en cause la propriété privée industrielle, financière et la grande propriété foncière. Pour nous engager dans cette voie, nous ne devons avoir confiance que dans notre propre force. Et certainement pas dans les partis de la gauche (PS, PCF, PG…) qui n’ont jamais remis en cause la propriété privée et dont les homologues mènent actuellement l’offensive contre les travailleurs en Espagne et en Grèce.
Dans cette lutte, les travailleurs doivent défendre les intérêts de tous les exploités y compris les petits paysans, marins pêcheurs, petits artisans, petits commerçants, qui sont jetés dans la misère avec la crise du capitalisme. Que nous soyons salariés, chômeurs, précaires, travailleurs avec ou sans papiers, syndiqués ou non et ce cela quelque soit notre nationalité, nous sommes tous dans le même bateau.

Pour nous contacter : interpro@riseup.net
0640207965
alan
 

Re: INITIATIVES LOCALES DE LUTTE

Messagepar Nico37 » Vendredi 10 Déc 2010 19:25

EN GRÈVE JUSQU’À LA RETRAITE ! Recueil de textes

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« Que nous ayons l’espoir de nous retrouver un jour enfin à la retraite, ou, au contraire, que nous ayons la certitude que nous n’en aurons jamais, une chose est sûre : ce que nous voulons c’est simplement être en grève jusqu’à la retraite ! Car nous ne voulons plus trimer, nous ne voulons plus nous faire exploiter, ni survivre avec les miettes que nous laissent les patrons et l’État. Au contraire, nous voulons détruire le Capital et ses flics, pour que d’autres possibles s’ouvrent à nous, pour que des horizons nouveaux se dessinent... »

Extrait de En grève jusqu’à la retraite !, journal francilien de lutte contre le Capital et contre l’État (novembre 2010).
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