Discussion sur les transports

Pour relier les luttes entre elles et les étendre...

Messagepar lucien » Jeudi 25 Oct 2007 21:40

tomatok a écrit:Bon, par contre, je connais rien en bio donc ça m'a paru un peu ridicule, mais y'a un intervenant qui expliquait que les carburants verts ça pourrait devenir intéressant le jour où on saura utiliser ce qui ne l'est pas actuellement, dans l'exemple du maïs, la personne parlait de la tige et des feuilles. techniquement c'est crédible ?
On crée de l'éthanol en faisant fermenter l'amidon contenu dans les grains du maïs. Or le maïs, c'est seulement quelques épis le long d'une tige de 2 mètres de haut pleine de feuilles : ça serait bien entendu tellement plus rentable de créer un épi de 2 mètres (sans doute trop complexe !), mais je suppose que les scientifiques étudient le moyen de créer un maïs OGM plein d'amidon, de la tête au pied...

Je crois qu'il faut garder en tête que la solution ne passe pas par des carburants alternatifs mais par un mode de vie plus économe (on parle de diviser par deux notre production individuelle de CO2...).

:arrow: Les biocarburants sont pire que le pétrole qu'ils sont censés remplacer durablement

:arrow: Biocarburant, sur wikipédia, où l'on apprend que les biocarburants sont en partie responsables de la hause du prix des tortillas au Mexique ou de l'extinction des Orang-Outans de Malaisie (alors que le portable s'occupe des derniers gorilles des plaines*).

Le Capital, c'est dépassé ! A bas les technopansements !

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Messagepar tomatok » Jeudi 25 Oct 2007 22:20

lucien a écrit:Je crois qu'il faut garder en tête que la solution ne passe pas par des carburants alternatifs mais par un mode de vie plus économe

encore une fois, là-dessus, je suis totalement d'accord avec toi ! mais ne serait-ce par exemple que pour faire fonctionner les transports en commun, je trouve quand même ces questions intéressantes. En l'occurrence, je me suis peut-être mal fait comprendre, mais précisément, ils ne parlaient pas de modifier le maïs pour faire des épis géants, mais d'utiliser les tiges sur lesquels les épis poussent pour les transformer, en faire quelque chose.
bon de toute façon à la limite c'est un faux débat car le maïs c'est une culture de merde car ça bouffe beaucoup d'eau, et en plus, nutritionnellement, c'est pas super interessant (savez vous que si la population française a vue la taille moyenne des gens rétrécire au XVIIIème siècle je crois, c'est à cause de l'introduction du maïs de façon massive en europe, qui a conduit à des carrences graves dans la population, à cause de la faible valeur nutritionnelle du maïs ? bon là je dérape et ça quitte le sujet des transports...)

en tout cas merci beaucoup pour tes liens car je ne connaissais pas du tout le sujet !
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Messagepar NOSOTROS » Jeudi 25 Oct 2007 23:28

Le Capital, c'est dépassé ! A bas les technopansements !


??? Tu as abusé de la lecture de certaines motions du derniers congrès ? :lol:

Le Capital cést pas dépassé : au contraire grace a ces techno pansements il explose ! (ce qui bat en breche la théorie de la décadence chère au CCI topazien)

Par contre ce qui est sur c'est que la course du capital est toujours plus sucidaire ... Et ce n'est pas un grenelle de l'environnement (qui porte bine son nom, grenelle ayant signé l'arret de mort de Mai 68 et des idees qui allaient avec, avec le consentement des insitutions representatives (partis syndicat ...)) qui y changera quoique ce soit. J'ai entendu Hulot ce soir à France 2 : quelle mascarade !

PS : le probleme des végétaux ce sont les partis ligneuses (tiges, bois) qui contiennent essentiellement de la cellulose, bonne a rien au niveau énergétique (sauf si on la combine avec du nitrate pour faire de la nitrocellulose... JOKE !) Les termites sont a peu prets les seules créatures à pouvoir en tirer qq chose, grace à d'ingénieuses symbioses (nos amis les ruminants aussi un peu ... mais bon pas très efficace... beaucoup de perte) Ne doutons pas que grace à l'ingénierié génétique on nous mettra prochainement au point des souches capables de dégrader la cellulose avec de grands rendements et alors tout sera valorisable. Apres tout pourquoi pas ?
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Messagepar tomatok » Vendredi 26 Oct 2007 0:15

ok donc tu confirmes scientifiquement ce qu'il me semblait intuitivement : la fermentation (?) des tiges pour faire du carburant, pour le moment, c'est bidon !
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Messagepar NOSOTROS » Vendredi 26 Oct 2007 0:21

oui. pour fermenter il faut des sucres simples (fructose, glucose) ou faciles a degrader (amidon) que tu transforme en alcool (ethanol, methanol)

La degradation de la cellulose, c'est une autre paire de manche ...

Apres tu peux essayer de faire un mais modifié oú tu ferais produire de l'amidon a la tige ...
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Messagepar lucien » Vendredi 26 Oct 2007 18:22

NOSOTROS a écrit:Apres tu peux essayer de faire un mais modifié oú tu ferais produire de l'amidon a la tige ...
C'est c'que j'disais !

Par ailleurs, en parlant du Capital, je pensais au vieux bouquin du gros barbu et pas au portefeuille mondial ; l'économie de l'environnement, certes avec ses qualités et ses défauts, a beaucoup à nous apporter dans notre réflexion.
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Discussion sur les transports

Messagepar clown » Dimanche 04 Nov 2007 2:35

j'ai trouvé ça sur le site du Figaro (si si)

Les orangs-outangs victimes du pétrole vert

QUAND il était jeune, Igin Gusen apercevait souvent des orangs-outangs lors de ses visites dans la forêt pour cueillir caoutchouc ou rotin. Mais aujourd'hui ce paysan du centre de la province indonésienne de Kalimantan, sur l'île de Bornéo, a 65 ans et son mode de vie a changé autant que la couleur de ses cheveux. « Maintenant on a des bateaux à moteur, et les orangs-outangs sont timides, ils n'aiment pas le bruit, explique-t-il. Ils sont partis plus loin dans la forêt. »

Plus loin, mais où ? Dans les environs de son village niché au bord de la rivière, on ne trouve plus qu'une bande de jungle large de quelques kilomètres. Les grands arbres ont été coupés pour laisser la place à quelques plantations de caoutchoutiers ou de manioc, et surtout d'immenses étendues de broussailles là où la terre est trop acide pour supporter des cultures rentables. Les animaux, eux, se sont évaporés.

Selon les Nations unies, 98 % des orangs-outangs pourraient avoir disparu d'ici 2022. Responsable ? La destruction de leur habitat. L'Indonésie, seul pays au monde avec la Malaisie où vivent ces grands singes, est entrée cette année dans le Livre des Records sous le triste titre de champion du monde de la déforestation : on y détruit l'équivalent de 300 terrains de football de forêt par heure. Avec eux, disparaît le garde-manger de ses hôtes naturels.

Il y a trente ans à peine, l'île de Bornéo était recouverte à 80 % par la forêt primaire. Mais sa couverture forestière ressemble aujourd'hui à la fourrure d'un chien atteint de la gale : elle diminue à vue d'oeil, si rapidement que, d'après l'ONU, elle pourra être totalement dégradée d'ici quinze ans.

Chassés de leur habitat naturel, les orangs-outangs trouvent souvent la mort lorsqu'ils s'aventurent à la recherche de nourriture dans les plantations qui ont remplacé les grands arbres. Ils sont abattus par les travailleurs agricoles qui les considèrent comme des pestes ou, pour les plus chanceux, atterrissent dans des camps de réhabilitation établis sur l'île, comme celui de Nyaru Menteng, géré par l'ONG Bornéo Orang-outang Survival qui accueille 630 primates.

Dans la forêt qui borde le parc, une trentaine de bébés jouent ou boivent au biberon sur les genoux de jeunes femmes employées par le centre. Tous sont orphelins, récupérés sur les zones de plantations après que leurs mères ont été abattues. Ils resteront dans le centre au moins jusqu'à 7 ans, âge auquel les jeunes peuvent survivre sans leur mère. Ils seront ensuite relâchés dans la nature, si tant est que l'on trouve une forêt qui pourrait supporter des animaux en plus. « Cela devient de plus en plus difficile », soupire Lone Nielsen, une Danoise en charge du projet.

À Bornéo, le principal moteur des scies n'est plus l'appât du profit que l'on peut réaliser par la vente des grumes - la plupart des gros arbres dans les zones relativement accessibles ont déjà été coupés et vendus. L'ennemi numéro Un, c'est maintenant l'expansion des plantations de palmiers à huile.

Ironiquement, l'expansion de ces plantations est alimentée par des considérations partiellement écologiques, car l'huile de palme est utilisée dans la fabrication de biocarburants, souvent présentés comme une alternative à l'or noir. « C'est de la folie pure de dire que les biocarburants sont une solution à nos problèmes environnementaux ! Au contraire, ils y contribuent puisque ce business encourage la déforestation », tempête Stephen Brendt, biologiste de l'ONG Bornéo Orang-outang Foundation International.

À Jakarta, on assure que l'expansion des plantations ne se fait pas au détriment des forêts, mais seulement sur des terres déjà dégradées. Sur le terrain, le constat diffère. Même les parcs nationaux ne sont pas épargnés : à Tanjung Puting, connu grâce aux travaux du Dr Birute Galdikas qui y étudie les orangs-outangs depuis plus de trois décennies, un tiers du parc a été ouvert à des concessions forestières et commence à être grignoté par les plantations de palmiers sur sa frontière nord.

L'Indonésie et la Malaisie, les deux seuls pays où vit l'orang-outang, produisent aujourd'hui à eux seuls quelque 90 % de l'huile de palme consommée dans le monde. Et comme on estime que la demande mondiale de ce produit devrait doubler d'ici à 2020, sous l'influence notamment du boom des biocarburants, seule une forte volonté politique, contraire aux intérêts économiques directs du pays, pourra sur le long terme servir d'assurance-logement aux orangs-outangs.
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