Sur Auguste Blanqui...

Les courants, les théoriciens, les actes...

Sur Auguste Blanqui...

Messagepar Paul Anton » Samedi 08 Déc 2007 12:54

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Un révolutionnaire professionnel : Auguste Blanqui
[Maurice Paz]


Dans l'imagerie partout imposée jusqu'à présent, le révolutionnaire Blanqui, qui a passé trente-cinq ans de sa vie en prison, luttant sous Charles X comme sous la IIIQ République, sous Louis-Philippe comme sous Napoléon 111, est le type même du «héros positif». Abnégation, courage, lui sont associés; prisonnier d'opinion, pensent beaucoup.
Procédant à une lecture exhaustive des documents publiés et des manuscrits de Blanqui et à propos de Blanqui, l'auteur détruit ici cette légende. Il montre tout ce qui dans les axiomes simplistes du blanquisme éclaire le phénomène moderne du révolutionnaire professionnel. Intransigeant, extrémiste, totalement coupé de la masse, Blanqui a foi en la toute-puissance d'une petite élite; il rejette la démocratie, le suffrage universel; il nie toute capacité révolutionnaire à la masse ouvrière qui lui paraît inerte, inculte, voire contre-révolutionnaire, ainsi qu'il l'écrit à propos de l'« Association Internationale des Travailleurs», peut-être le premier mouvement d'auto-émancipation ouvrière de l'Histoire. A partir d'une telle appréhension du monde, Blanqui ne peut penser son groupe révolutionnaire que comme organisation militaire: violence, coups de main, prises d'armes, actions clandestines, tels sont les modes d'action « politiques » qui le mènent dans tant de prisons.
Derrière cette vie dramatique, amère, gâchée, la question qui est posée est celle de toute la lignée des révolutionnaires professionnels qui par catastrophisme, fanatisme, ont lancé et lancent, loin des aspirations de ceux qu'ils prétendent «éveiller», des actions violentes, meurtrières. Le sort de Blanqui fait réfléchir sur l'intelligentsia russe qui, de Tchernychevski en passant par Bakounine, Netchaïev, Tkatchev, aboutit à Lénine ; mais aussi sur ses successeurs qui sont, entre autres, la Bande à Baaderet les Brigades rouges. Quelques dizaines d'hommes se donnent le droit de se servir des autres comme d'un instrument aveugle; ces autres, il est permis de les tromper, de les compromettre et même, de les perdre. Ainsi pensaient les premiers révolutionnaires professionnels, ainsi agissent aujourd'hui leurs descendants.

Edition : 1984



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Messagepar Dan » Samedi 08 Déc 2007 13:00

tu l'as lu?
Dan
 

Messagepar Paul Anton » Samedi 08 Déc 2007 13:49

Dan a écrit:tu l'as lu?


Je suis en train. :wink:
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Messagepar Dan » Samedi 08 Déc 2007 15:11

ok. ca m'interesse bien, donc hesite pas à donner ton avis.
Dan
 

Messagepar NOSOTROS » Samedi 08 Déc 2007 23:36

Moi je préfère sa soeur : la Blanquette

Ok je sors ...
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Messagepar Paul Anton » Samedi 08 Déc 2007 23:53

NOSOTROS a écrit:Moi je préfère sa soeur : la Blanquette

Ok je sors ...


Son frère était un économiste libéral. :mrgreen:
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Messagepar Paul Anton » Samedi 08 Déc 2007 23:54

Dan a écrit:ok. ca m'interesse bien, donc hesite pas à donner ton avis.


je vais écrire quelques lignes ... :wink:
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Messagepar PAPY » Dimanche 09 Déc 2007 18:43

La critique est brève et claire. Je vais acheter le bouquin. En tout cas, des notes de lecture comme celle-ci, c'est une excellente idée. A développer sur votre site !
A plus
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Messagepar soleilnoir » Lundi 10 Déc 2007 21:33

j'attends avec impatience le résumé... :lol: :wink:
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Messagepar Paul Anton » Mardi 11 Déc 2007 22:59

L’ouvrage se scinde en trois parties : l’apprentissage d’un chef, la ténébreuse affaire et le vieux …

Blanqui est marqué pendant sa jeunesse par le supplice des quatre sergents, accusés de conspiration contre la monarchie … De là va naître sa soif de conspiration contre cette dernière. Quelques années plus tard, en 1927, Blanqui se prend une balle dans le cou au cours d’une échauffourée dans la rue Saint-Denis. A cette époque, la bourgeoisie rebelle est éprise de romantisme et de républicanisme. Les sociétés secrètes profilent à foison. D’un point de vue politique, Blanqui oscille entre un communisme qui rejette la lutte des classes et un patriotisme héritier de la révolution de 1789. Son parcours s’entache d’une curieuse révélation parue dans la "Revue Rétrospective", plus exactement le document Taschereau, lors des événements de la révolution de 1948 … Blanqui aurait fait des aveux pour éviter de monter sur l’échafaud suite à la prise d’armes du 12-13 mai 1839.

Je n’en dis pas plus … Car il me reste la dernière partie à lire.
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Messagepar Dan » Mardi 11 Déc 2007 23:39

Paul Anton a écrit:Blanqui oscille entre un communisme qui rejette la lutte des classes et un patriotisme héritier de la révolution de 1789.


chelou.
Dan
 

Messagepar Paul Anton » Mardi 11 Déc 2007 23:42

Je vous mets ce lien.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Armand_Barb%C3%A8s

Barbés était un des frères d'arme de Blanqui. Il est devenu ensuite l'ennemi juré de ce dernier !
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Messagepar Paul Anton » Mardi 11 Déc 2007 23:44

Dan a écrit:
Paul Anton a écrit:Blanqui oscille entre un communisme qui rejette la lutte des classes et un patriotisme héritier de la révolution de 1789.


chelou.


Son matérialisme aussi ... :wink:
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Messagepar tomatok » Mardi 11 Déc 2007 23:44

Dan a écrit:
Paul Anton a écrit:Blanqui oscille entre un communisme qui rejette la lutte des classes et un patriotisme héritier de la révolution de 1789.


chelou.

pas mieux ! :lol: c'est du national-communisme ?
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Messagepar soleilnoir » Mardi 11 Déc 2007 23:46

tomatok a écrit:pas mieux ! :lol: c'est du national-communisme ?
:lol: :lol:
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Messagepar Paul Anton » Mardi 11 Déc 2007 23:46

Je n'osais pas le dire ... :wink:
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Messagepar Paul Anton » Dimanche 06 Avr 2008 22:12

Bon ... Je continue mes petites lectures sur Blanqui ... Je viens de me procurer cet ouvrage :

Maintenant, il faut des armes.

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Présentation de l'éditeur
Auguste Blanqui est le grand représentant du socialisme révolutionnaire au XIXe siècle en France, le lien entre la Révolution, celle de Babeuf et de Buonarroti, et la Commune de Paris, vécue dans sa cellule de Clairvaux. Depuis sa première blessure lors des émeutes de la rue Saint-Denis en 1827 jusqu'à sa libération en 1879 après la campagne menée par Victor Hugo et Georges Clemenceau, il a tout mené de front, fondé des sociétés secrètes, créé des journaux, monté des insurrections, instruit la jeunesse révolutionnaire parisienne. Et il a pourtant trouvé le temps d'écrire, en particulier pendant les longues années de prison la moitié de sa vie. On trouvera ici présentés des proclamations, des extraits de sa défense lors de ses procès, des articles, des lettres, des textes théoriques et polémiques, et deux classiques : Instructions pour une prise d'armes, et L'Eternité par les astres. " Le peuple est muet, il végète loin des hautes régions où se règlent ses destinées. Lorsque, par hasard, la tribune ou la presse laissent échapper quelques paroles de pitié sur sa misère, on se hâte de leur imposer silence au nom de la sûreté publique, qui défend de toucher à ces questions brûlantes, ou bien on crie à l'anarchie. Et puis, quand il s'est fait un grand silence, on dit : Voyez, la France est heureuse, elle est paisible, l'ordre règne ! "
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Messagepar Dan » Lundi 07 Avr 2008 16:40

Paul Anton a écrit:Auguste Blanqui est le grand représentant du socialisme révolutionnaire au XIXe siècle en France


sympa pour les autres.
J'aime pas ce genre de phrase à la con qui consiste à faire de revolutionnaires des stars.
Dan
 

Messagepar Paul Anton » Lundi 07 Avr 2008 20:19

Petite remarque :D : je ne suis pas l'éditeur. :wink:
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Messagepar Dan » Lundi 07 Avr 2008 20:40

j'ai pas dis le contraire :wink:
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