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A l’école de la république, on n’apprend pas, on soumet…

 

« L’éducation appartient à la création de l’homme, non à la production de marchandises », disait Raoul Vaneigem. Et elle devrait donc avoir pour but l’émancipation individuelle et collective, le développement de la raison pour former des individus libres, épanouis et socialisés.

Pourtant, depuis sa création, l’ambitieuse école de la république, cachée derrière de grands et beaux discours égalitaires démagogiques, n’a que peu porté d’intérêt à ce genre de considérations humanistes. L’éducation a au contraire été asservie par l’Etat, soucieux de répondre aux besoins du sacro-saint capital, avec une efficacité redoutable : sélection et reproduction sociale, apprentissage de la soumission au principe d’autorité (hiérarchie, flicage des individus, banalisation des sanctions comme méthode de résolution des « problèmes »…), valorisation du monde merveilleux du travail (précaire ?!) et de la défense nationale (apprendre à tuer, c’est bien plus qu’un métier…) et surtout quasi-absence du développement de la créativité, de la réflexion libre.

Elèves comme enseignants sont les premières victimes de ce système éducatif. Les gouvernements passent, les ministres de tous bords adaptent l’organisation de l’enseignement selon les besoins du marché (ben oui, c’est pour la croissance vous comprenez). Aujourd’hui, l’heure est au libéralisme. Donc, flexibilité. Tout doit être flexible : le travail, les salaires, les lois qui « cadrent » l’économie et l’éducation, en tant que rouage indispensable de l’oppressante machinerie capitaliste, n’y échappe pas : elle doit adapter les individus au monde, à la réalité nous disent-ils. Il faut comprendre que le monde dont ils parlent se limite au monde de l’entreprise.

Ainsi, on voit actuellement Fillon agiter avec fierté sa loi d’orientation sur l’école, qui n’est autre que l’application de directives européennes, qui comprennent plus généralement la mise à mal de tous les services publics (privatisation, mise en concurrence…). Son projet s’inscrit dans cette logique globale inquiétante : minimalisation des connaissances enseignées à tous, minimalisation des recrutements (remplacements effectués par des profs présents, c’est moins cher), valorisation des filières professionnelles (avec bien sûr des rapprochements établissements scolaires / entreprises). Le projet Fillon ressemble d’ailleurs fort à une réforme élaborée en 89 par l’un de ces prédécesseurs, prétendu socialiste, un certain Lionel Jospin… Ce dernier promettait déjà la réussite scolaire et une qualification pour tous, l’égalité des chances, et ainsi de suite. Déjà avec la volonté guère cachée d’ouvrir l’école au monde du travail (ou l’inverse), et surtout avec des moyens dérisoires. Les choses n’ont guère changé, l’école participe toujours à la sélection, au formatage, à l’aliénation, et avec des moyens insuffisants pour proposer un enseignement digne de ce nom.

L’enseignement supérieur n’est pas épargné : la sélection continue, avec la différence de prestige entre les facs « poubelles » (bourrées de disciplines non rentables, donc parfaitement inutiles) et les grandes écoles et autres pôles d’excellence. Le monde universitaire a récemment été victime de l’harmonisation européenne. L’année dernière, les réformes de l’université adaptaient les diplômes aux besoins des entreprises, en individualisant les cursus, permettant ainsi de spécifier les diplômes et en ouvrant un peu plus les portes du monde universitaire à ces entreprises (de plus en plus présentes dans les comités d’administration). La recherche est aussi victime des exigences du capital et doit faire face à un manque cruel de moyens et de recrutement. L’université, qui restait un lieu d’accès libre au savoir, à la connaissance partagée, se voit également soumettre à la logique du profit.

Face à ces attaques répétées du capital, qui veut faire de nous des producteurs dociles, il nous faut savoir quelle éducation nous voulons. Une éducation formatée qui sert les besoins d’un système économique fondamentalement injuste, ou une éducation basée sur la formation intellectuelle, de l’esprit critique, une école du libre développement des capacités créatives, de l’apprentissage, de l’entraide et de la solidarité comme valeurs indispensables pour la cohésion sociale ?

Mais, cette éducation sélective et autoritaire est le produit d’un système dont ne profite qu’une poignée de nantis au pouvoir.

C’est pourquoi pour changer l’éducation, il faut changer la société.

L’exploitation ne se négocie pas, elle se combat.

 

Tous ensembles, étudiants, salariés, chômeurs, précaires, retraités, nous devons nous battre contre l’exploitation économique, politique et sociale imposée par le système capitaliste, pour reprendre ce qu’on nous doit.

Pour cela, c’est à la base que doivent se prendre les décisions, dans des assemblées générales souveraines, et des comités de luttes fédérés.

Appliquons la démocratie directe !

Autogérons nos luttes !

 

Confédération Nationale du Travail

Association Internationale des Travailleurs

CNT-AIT

Union locale de Caen

 

Les textes relatifs à l'éducation, la réforme Fillon ou l'université

disponibles sur ce site sont recensés ici.

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